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Index de la Sélection
#7
[espacement]
Elendil Wrote:En tout cas, j'aurais découvert le terme élucidaire, que j'ignorais. Il est d'ailleurs absent du TLFi, même s'il se trouve dans le Dictionnaire du moyen français, sur le même site. Il est bien possible de le laisser : d'aucuns érudits le comprendront et certains curieux - comme moi - en ressortiront plus instruits. ;)

Je suis d'accord.

Quote:Pour le premier, on pourrait envisager assonance, harmonie, ou encore le terme qui me semble parfaitement convenir : consonance.

J'aurais tendance, pour ma part, à penser que les termes de résonance & consonance sont les termes qui se rapprochent le plus de ce que nous cherchions. Le premier d'ailleurs peut-être davantage que le second, car la consonance, à strictement parler, est relative à une affinité entre deux choses de même nature (au sens propre : des sons ; au sens figuré par exemple (tiré du TLFI) : la consonance entre l'amour des hommes et l'amour de Dieu).

Pour nous, nous cherchions à exprimer la part d'affinité d'un certain son avec un certain sens (la part de consonance entre le son et le sens, en quelque sorte). Le concept pourrait paraître absurde (selon la théorie d'une articulation arbitraire entre signifiant et signifié). Pourtant, je crois, en effet, que l'on ressent parfois que le son de certains mots sonnent juste dans le sens où ils « conviennent » à ce qu'ils désignent, i.e. où ils participent à sa perception [small](Sosryko en avait fait l'expérience lui aussi en découvrant la proposition du « Marrisseur » pour désigner Melkor — « Rhâââ » s'était-il exclamé ;))[/small]. On a là je crois quelque chose de spécifiquement tolkienien, où le professeur se distinguait, de Barfield notamment : non seulement le sens mais aussi la sonorité des mots, dans la théorie tolkienienne du langage, donnent accès au réel. [small](*)[/small]

Cela étant dit, pour ce qui concerne l'index en lui-même, on pourrait en effet trouver plus judicieux de parler de résonance ou de consonance que de sonance, ou au moins de les donner entre parenthèses comme mots-clés complémentaires.

Quote:Quant au second, il existe le terme (rare) embrumement, cité en remarque dans l'article sur embrumer du TLFi. Cela dit, embrumage me semble plus élégant et semble usité ici ou là, presque aussi fréquemment qu'embrumement, peut-être par analogie avec embuage.

Tout à fait.
Mais, de toute façon, là, c'est une blague et un clin d'œil : quand Benilbo l'aura vu, je ne pense pas le laisser dans l'index ;).

_________________________________________

<small>(*) Du coup, j'ai recherché le passage où le troisième larron (moi) l'a utilisé ; j'en avais profité pour l'expliquer :

[citation=« Le Marrissement d'Arda fil et traduction de la Catastrophe du Conte », in <i>J.R.R. TOLKIEN, l'effigie des Elfes</i>, Bragelonne, 2014, p.273][Note 103] Nous empruntons ce néologisme à Stéphanie Loubechine, qui l’emploie pour allier entre elles les concepts de sonorité et résonance (Les Aventures de Tom Bombadil : un essai de traduction poétique, <www.jrrvf.com/essais/tom/ATB1.html>), et parvenir à exprimer ainsi cette évocation sonore d’un mot à l’oreille et à l’esprit : sa musicalité, son goût, sa résonance. La sonance n’est-elle pas cet objet du lámatyávë (Home X, 215) cher aux amoureux des mots (Les Monstres et les critiques et autres essais, p 258), ce « plaisir phonétique » d’un « rare bonheur » (ibid., p. 269) ? [/citation]

Mais je ne suis pas satisfait de cette explication, qui décrit davantage la sonorité que ce que je vous ai partagé supra.</small>
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