12-02-2000, 06:35
Bonjour tout le monde ! Suite à une aimable proposition de Cédric, me voilà prof' de Quenya sur JRRVF ;-)! <br> Voici donc ma première leçon, tirée de la nouvelle série de mon site (qui a bougé : http://www.multimania.com/lambendilimar/ ). Sur Lambendilimar (le site en question) , vous trouvez trois cours, ainsi que la liste des mots appris dans ces cours (quenya/français et français/quenya, environ - pour l'instant - une cinquantaine de vocables), ce qui est bien utile pour les exercices quand, leçon 18 (bientôt... ;-) ), on ne se souvient pas de ce mot qui doit être quelque part, là, pas loin... ;-) et puis bientôt des tas d'autres petits services... des textes en quenya (vous pouvez m'en envoyer si vous voulez être publié sur le web)...<br> Je ne suis pas un "expert" en Quenya, mais j'espère que mes leçons offriront enfin aux francophones désireux de le faire la possibilité d'apprendre le Quenya "facilement" (ou presque).<br> Allez, hop, j'ai assez bavardé, première leçon !...<p>Leçon 1<p><br>1) Texte<p>Cénan elen. Elen vanima.<p>Je vois une étoile. L’étoile est belle.<p>2) Vocabulaire du texte<p>cen- : v. voir<br>elen : n. étoile<br>vanima : adj. beau, belle<p>3) Grammaire<p>Nous n’avons que deux petites phrases, mais que de choses à dire déjà !<p>Commençons par parler du verbe. Dans la section “Vocabulaire”, il est<br>indiqué cen- pour “voir”. C’est la racine verbale, reconnaissable au tiret<br>(“-”) qui la suit. C’est à partir de cette base que l’on construit les autres<br>“formes” du verbes.<br>Ici, on lui a ajouté la terminaison du présent singulier, -a, et le pronom<br>“je”, -n (ou -nye) : en Quenya, le pronom sujet n’est pas positionné,<br>comme en français, avant le verbe, mais ajouté à la fin. Notons au<br>passage que la terminaison du présent, quand elle est appliquée à une<br>base monosyllabique (qui ne comprend qu’une seule syllabe, comme<br>ici), cause l’allongement de la voyelle de la base (une voyelle longue est<br>marquée par un accent, “e” devient donc “é”). Quand le sujet n’est pas<br>un pronom, la disposition est la même qu’en français (sujet/verbe).<br>Voici le tableau des pronoms personnels enclitiques ("qui sont en<br>enclise", c'est à dire qui sont suffixés au verbe), sous leurs deux formes,<br>interchangeables : longue et courte :<p> long court<br> <br> je -nye -n<br> <br> tu -tye -t<br> <br> il -ro -s<br> <br> elle -re -s<br> <br> nous (1) -mme, -lme<p> nous (2) -nwe, -lve<p> vous -lye -l<br> <br> ils -nte<p><br>(1) ce "nous" est exclusif : il comprend la personne qui parle et d'autres,<br>mais pas l'auditeur.<br>(2) ce "nous" est inclusif : il comprend la personne qui parle (et d'autres)<br>ET l'auditeur.<p>Dans la deuxième phrase, nous ne voyons pas de mot elfique pour le<br>verbe “être”. Cela ne veut pas dire que ce verbe n’existe pas (nous le<br>verrons plus tard), mais qu’il n’est pas nécessaire, en Quenya, de<br>l’utiliser quand il remplit une fonction de copule (c’est à dire quand il<br>sert à définir l’état d’un objet, ici l’”étoile” qui est “belle”).<p><p>Nous remarquons que elen, dans ces deux phrases, est traduit une fois<br>“une étoile” et une autre fois “l’étoile”. Ceci est dû à deux situations<br>différentes :<p><br>- En Quenya, l’article indéfini (un, une, des) n’est pas marqué. Elen est<br>donc traduit par “une étoile”.<p><br>- L’article défini (le, la, les), par contre, existe. C’est “i”. I elen veut<br>donc dire “l’étoile”. Pourquoi ne le retrouve-t-on pas ici ? C’est parce<br>qu’il ne s’emploie pas quand le nom est défini par un adjectif qualificatif.<br>Bien sûr, dans ces conditions, la deuxième phrase peut aussi signifier<br>“Une étoile est belle.”, mais le contexte tend vers la traduction “L’étoile<br>est belle.”.<p><p>Dernier point pour aujourd’hui : l’adjectif. En Quenya, il est très<br>important de se souvenir que les noms communs n’ont pas de genre.<br>Elen n’est n’y masculin ni féminin. Vanima est donc neutre aussi, et<br>peut aussi bien être utilisé pour “beau” que pour “belle”. Pour ce qui est<br>du nombre, nous en parlerons dans la leçon 3.<br>En général, l'adjectif est placé après le nom (le placer avant le nom relève<br>de la langue poétique).<p><p>4) Vocabulaire supplémentaire<p>sil- : v. briller<br>tir- : v. apercevoir, regarder, scruter<br>hlar- : v. entendre<br>anar : n. soleil<br>súre : n. vent<br>yulma : n. coupe (récipient)<br>lisse : adj. doux, sucré<br>ringa : adj. froid<p>5) Exercices<p>Version<p>Hláran ringa súre.<br>Anar vanima.<br>Elen síla.<p>Thème<p>Il aperçoit le soleil.<br>L’étoile froide brille.<br>La coupe est sucrée.<br>Nous entendons. ("nous" exclusif)<br>

