27-02-2000, 20:09
<HTML><br><HEAD><br><TITLE>Leçon 2</TITLE><br></HEAD><br><BODY bgcolor="ffffff"><br><P><center><FONT SIZE=5 color="0000ff"> Leçon 2</FONT></center><BR><br><BR><br>1) Texte<BR><br><BR><br><B>Mélan herunya. Mératye macil.<BR><br>I neri mélar nórienta.</B><BR><br><BR><br>Jaime mon maître. Tu veux une épée.<BR><br>Ces hommes aiment leur terre.<BR><br><BR><br>2) Vocabulaire<BR><br><BR><br><B>mel-</B> : <I>v. </I>aimer<BR><br><B>mer-</B> : <I>v.</I> vouloir, désirer<BR><br><B>heru</B> : <I>n.</I> maître, seigneur<BR><br><B>macil</B> : <I>n.</I> épée<BR><br><B>nér</B> pl. <B>neri</B> : <I>n.</I> homme (être masculin, cela peut très bien être un elfe...)<BR><br><B>nóre</B> ( ou <B>nórie</B> ) : <I>n. </I>terre, pays, territoire, région<BR><br><BR><br>3) Grammaire<BR><br><BR><br><P align="justify">Nous rencontrons ici deux formes posessives : <B>herunya</B> et <B>nórienta</B> ( respectivement mon maître et leur terre). En quenya, pour marquer la possession, on suffixe le pronom qui désigne la personne qui possède. Voici un petit tableau :<p><br><center><table border="1" bgcolor="00ffff"><br><tr><td>mon, ma<th>-nya</tr><br><tr><td>ton, ta<th>-lda</tr><br><tr><td>son, sa<th>-rya</tr><br><tr><td>neutre (anglais "its")<th>-ta</tr><br><tr><td>notre (1)<th>-lma</tr><br><tr><td>notre (2)<th>-lva</tr><br><tr><td>votre<th>-lya</tr><br><tr><td>leur<th>-nta</tr><br></table></center><br><BR><br>(1) exclusif<BR><br>(2) inclusif<BR><br><p><br> <P align="justify">Il sera parfois nécessaire, en suffixant des pronoms possessifs, dintercaler une voyelle entre le nom et le pronom pour plus de lisibilité : cette voyelle sera <B>i</B>. Par exemple, mon soleil ne sera pas **<B>anarnya</B> mais <B>anarinya</B>.<BR><br><BR><br> <P align="justify">A trois reprises, nous trouvons un complément dobjet direct. Il est formé exactement de la même manière que sil était sujet. cette remarque vous semble sans intérêt ? Cest parce que nous navons pas abordé un des points grammaticaux les plus importants du quenya.<BR><br> En français, la fonction grammaticale dun mot est déterminée par sa place dans la phrase (principalement). Il nen est pas de même dans toute les langues. Le latin, par exemple (tout comme le quenya), qjoute des terminaisons à la fin des mots pour indiquer leur fonction : ces terminaisons sont appelées désinences, et le cas est la fonction du mot (que lon reconnait grâce à sa désinence). Lensemble de ces variations morphologiques (= de forme) du mot (lensemble de ses cas) est appelé déclinaison. Tout cela nest pas bien clair ? Ne vous en faites pas, cela viendra au fur et à mesure des leçons. Je vous ai promis du <I>progressif</I>.<BR><br> <P align="justify">Nous avons déjà rencontré deux cas : le nominatif et laccusatif. Le nominatif indique la simple <I>dénomination</I> du nom, en quelque sorte son état de base. Le sujet est au nominatif. Laccusatif est le complément dobjet direct, ui répond, à partir du verbe, à la question quoi ?. Mais, allez-vous me dire si vous avez tout bien suivi (ce qui métonnerait fort, moi même me perdant un peu dans mes explications...), je nai pas remarqué de variation morphologique ! Dans la première phrase, excepté le pronom possessif, <B>heru</B>, qui est à laccusatif, a exactement la même forme que dans la section vocabulaire (dans laquelle les mots seront toujours présentés au nominatif) ! Cest tout simplement parce que, dans le quenya exilien, le nominatif et laccusatif ont (globalement, nous le verrons plus tard) la même désinence : Ø (qui signifie rien, si vous ne saviez pas - je précise au cas où...).<BR><br> <P align="justify">Voilà. Même si ce point grammatical na pas dutilité pratique pour linstant, je préférais le rendre explicite dès maintenant, en vue des leçons futures où il y aura bien assez de choses à apprendre...<BR><br><BR><br> <P align="justify">Dans la dernière phrase, nous trouvons deux pluriels : <B>neri</B> et <B>mélar</B>.<BR><br> Pour simplifier, nous dirons que les noms se terminant par une voyelle ont un pluriel en <B>r</B> (<B>yulma</B> -> <B>yulmar</B>), et que les noms terminés par une consonne ont un plurile en <B>i</B> (<B>elen</B> -><B> eleni</B>). Il existe des exceptions, je vous les signalerai quend nous en rencontrerons.<BR><br> <P align="justify">Les adjectif en <B>a</B>, comme nous en avons rencontré, font leur pluriel en <B>e</B>. Il y a plusieurs types dadjectifs, nous en découvrirons dautres au fur et à mesure des leçons.<BR><br> <P align="justify">La marque du pluriel pour le verbe est toujours <B>r</B>.<BR><br><BR><br> <P align="justify">Enfin, dernier petit détail, <B>i neri</B> a été traduit Ces hommes. Cela est dû au fait que larticle<B> i</B>, en début de phrase, prend une valeur démonstrative (on peut, fait intéressant, rapprocher cette amalgame entre pronom défini et pronom démonstratif de la langue anglaise, dans laquelle the est un dérivé de this, et a donc une valeur démonstrative beauoup plus forte que notre le français). Il existe un pronom démonstratif dont ont peut se servir quelque soit sa place dans la phrase : cest <B>sina</B>.<BR><br><BR><br>4) Vocabulaire supplémentaire<BR><br><BR><br><B>nisse</B> pl. <B>nissi</B> : <I>n. </I>femme<BR><br><B>yondo</B> : <I>n. </I>fils<BR><br><B>yende</B> : <I>n. </I>fille (masculin de fils)`<BR><br><B>Isil</B> : <I> n. </I>Lune (masculin pour les elfes, signifie littéralement le brillant)<BR><br><B>halla</B> : <I>adj.</I> grand<BR><br><B>pitya</B> : <I>adj. </I>petit<BR><br><B>fir-</B> : <I>v.</I> disparaître<BR><br><B>vanta-</B> : <I>v. </I>marcher, se promener<BR><br><B>ar</B> :<I> </I>et<BR><br><BR><br>5) Exercices<BR><br><BR><br>Version<BR><br><BR><br><B>Yondolda halla ar yendelda pitya.<BR><br>Vanima Isil síla.<BR><br>Eleni pitye sílar.<BR><br>Isil ar Anar fírar.<BR><br><BR><br></B>Thème<BR><br><BR><br>Les femmes regardent la lune.<BR><br>Mon fils et ta fille se promènent.<BR><br>Nos coupes sont petites.<BR><br>Votre maître aime son épée.<BR><br>Ton pays est beau.</P><br></BODY><br></HTML><p>

