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Leçon de Quenya #2
#1
<HTML><br><HEAD><br><TITLE>Le&ccedil;on 2</TITLE><br></HEAD><br><BODY bgcolor="ffffff"><br><P><center><FONT SIZE=5 color="0000ff"> Le&ccedil;on 2</FONT></center><BR><br><BR><br>1) Texte<BR><br><BR><br><B>M&eacute;lan herunya. M&eacute;ratye macil.<BR><br>I neri m&eacute;lar n&oacute;rienta.</B><BR><br><BR><br>J’aime mon ma&icirc;tre. Tu veux une &eacute;p&eacute;e.<BR><br>Ces hommes aiment leur terre.<BR><br><BR><br>2) Vocabulaire<BR><br><BR><br><B>mel-</B> : <I>v. </I>aimer<BR><br><B>mer-</B> : <I>v.</I> vouloir, d&eacute;sirer<BR><br><B>heru</B> : <I>n.</I> ma&icirc;tre, seigneur<BR><br><B>macil</B> : <I>n.</I> &eacute;p&eacute;e<BR><br><B>n&eacute;r</B> pl. <B>neri</B> : <I>n.</I> homme (“&ecirc;tre masculin”, cela peut tr&egrave;s bien &ecirc;tre un elfe...)<BR><br><B>n&oacute;re</B> ( ou <B>n&oacute;rie</B> ) : <I>n. </I>terre, pays, territoire, r&eacute;gion<BR><br><BR><br>3) Grammaire<BR><br><BR><br><P align="justify">Nous rencontrons ici deux formes posessives : <B>herunya</B> et <B>n&oacute;rienta</B> ( respectivement “mon ma&icirc;tre” et “leur terre”). En quenya, pour marquer la possession, on suffixe le pronom qui d&eacute;signe la personne qui poss&egrave;de. Voici un petit tableau :<p><br><center><table border="1" bgcolor="00ffff"><br><tr><td>mon, ma<th>-nya</tr><br><tr><td>ton, ta<th>-lda</tr><br><tr><td>son, sa<th>-rya</tr><br><tr><td>neutre (anglais "its")<th>-ta</tr><br><tr><td>notre (1)<th>-lma</tr><br><tr><td>notre (2)<th>-lva</tr><br><tr><td>votre<th>-lya</tr><br><tr><td>leur<th>-nta</tr><br></table></center><br><BR><br>(1) exclusif<BR><br>(2) inclusif<BR><br><p><br> <P align="justify">Il sera parfois n&eacute;cessaire, en suffixant des pronoms possessifs, d’intercaler une voyelle entre le nom et le pronom pour plus de lisibilit&eacute; : cette voyelle sera <B>i</B>. Par exemple, mon soleil ne sera pas **<B>anarnya</B> mais <B>anarinya</B>.<BR><br><BR><br> <P align="justify">A trois reprises, nous trouvons un compl&eacute;ment d’objet direct. Il est form&eacute; exactement de la m&ecirc;me mani&egrave;re que s’il &eacute;tait sujet. cette remarque vous semble sans int&eacute;r&ecirc;t ? C’est parce que nous n’avons pas abord&eacute; un des points grammaticaux les plus importants du quenya.<BR><br> En fran&ccedil;ais, la fonction grammaticale d’un mot est d&eacute;termin&eacute;e par sa place dans la phrase (principalement). Il n’en est pas de m&ecirc;me dans toute les langues. Le latin, par exemple (tout comme le quenya), qjoute des terminaisons &agrave; la fin des mots pour indiquer leur fonction : ces terminaisons sont appel&eacute;es d&eacute;sinences, et le “cas” est la fonction du mot (que l’on reconnait gr&acirc;ce &agrave; sa d&eacute;sinence). L’ensemble de ces variations morphologiques (= “de forme”) du mot (l’ensemble de ses cas) est appel&eacute; “d&eacute;clinaison”. Tout cela n’est pas bien clair ? Ne vous en faites pas, cela viendra au fur et &agrave; mesure des le&ccedil;ons. Je vous ai promis du <I>progressif</I>.<BR><br> <P align="justify">Nous avons d&eacute;j&agrave; rencontr&eacute; deux cas : le nominatif et l’accusatif. Le nominatif indique la simple <I>d&eacute;nomination</I> du nom, en quelque sorte son &eacute;tat “de base”. Le sujet est au nominatif. L’accusatif est le compl&eacute;ment d’objet direct, ui r&eacute;pond, &agrave; partir du verbe, &agrave; la question “quoi ?”. Mais, allez-vous me dire si vous avez tout bien suivi (ce qui m’&eacute;tonnerait fort, moi m&ecirc;me me perdant un peu dans mes explications...), je n’ai pas remarqu&eacute; de variation morphologique ! Dans la premi&egrave;re phrase, except&eacute; le pronom possessif, <B>heru</B>, qui est &agrave; l’accusatif, a exactement la m&ecirc;me forme que dans la section “vocabulaire” (dans laquelle les mots seront toujours pr&eacute;sent&eacute;s au nominatif) ! C’est tout simplement parce que, dans le quenya exilien, le nominatif et l’accusatif ont (globalement, nous le verrons plus tard) la m&ecirc;me d&eacute;sinence : “&Oslash;” (qui signifie “rien”, si vous ne saviez pas - je pr&eacute;cise au cas o&ugrave;...).<BR><br> <P align="justify">Voil&agrave;. M&ecirc;me si ce point grammatical n’a pas d’utilit&eacute; pratique pour l’instant, je pr&eacute;f&eacute;rais le rendre explicite d&egrave;s maintenant, en vue des le&ccedil;ons futures o&ugrave; il y aura bien assez de choses &agrave; apprendre...<BR><br><BR><br> <P align="justify">Dans la derni&egrave;re phrase, nous trouvons deux pluriels : <B>neri</B> et <B>m&eacute;lar</B>.<BR><br> Pour simplifier, nous dirons que les noms se terminant par une voyelle ont un pluriel en <B>r</B> (<B>yulma</B> -&gt; <B>yulmar</B>), et que les noms termin&eacute;s par une consonne ont un plurile en <B>i</B> (<B>elen</B> -&gt;<B> eleni</B>). Il existe des exceptions, je vous les signalerai quend nous en rencontrerons.<BR><br> <P align="justify">Les adjectif en <B>a</B>, comme nous en avons rencontr&eacute;, font leur pluriel en <B>e</B>. Il y a plusieurs types d’adjectifs, nous en d&eacute;couvrirons d’autres au fur et &agrave; mesure des le&ccedil;ons.<BR><br> <P align="justify">La marque du pluriel pour le verbe est toujours <B>r</B>.<BR><br><BR><br> <P align="justify">Enfin, dernier petit d&eacute;tail, <B>i neri</B> a &eacute;t&eacute; traduit “Ces hommes”. Cela est d&ucirc; au fait que l’article<B> i</B>, en d&eacute;but de phrase, prend une valeur d&eacute;monstrative (on peut, fait int&eacute;ressant, rapprocher cette amalgame entre pronom d&eacute;fini et pronom d&eacute;monstratif de la langue anglaise, dans laquelle “the” est un d&eacute;riv&eacute; de “this”, et a donc une valeur d&eacute;monstrative beauoup plus forte que notre “le” fran&ccedil;ais). Il existe un pronom d&eacute;monstratif dont ont peut se servir quelque soit sa place dans la phrase : c’est <B>sina</B>.<BR><br><BR><br>4) Vocabulaire suppl&eacute;mentaire<BR><br><BR><br><B>nisse</B> pl. <B>nissi</B> : <I>n. </I>femme<BR><br><B>yondo</B> : <I>n. </I>fils<BR><br><B>yende</B> : <I>n. </I>fille (masculin de “fils”)`<BR><br><B>Isil</B> : <I> n. </I>Lune (masculin pour les elfes, signifie litt&eacute;ralement “le brillant”)<BR><br><B>halla</B> : <I>adj.</I> grand<BR><br><B>pitya</B> : <I>adj. </I>petit<BR><br><B>fir-</B> : <I>v.</I> dispara&icirc;tre<BR><br><B>vanta-</B> : <I>v. </I>marcher, se promener<BR><br><B>ar</B> :<I> </I>et<BR><br><BR><br>5) Exercices<BR><br><BR><br>Version<BR><br><BR><br><B>Yondolda halla ar yendelda pitya.<BR><br>Vanima Isil s&iacute;la.<BR><br>Eleni pitye s&iacute;lar.<BR><br>Isil ar Anar f&iacute;rar.<BR><br><BR><br></B>Th&egrave;me<BR><br><BR><br>Les femmes regardent la lune.<BR><br>Mon fils et ta fille se prom&egrave;nent.<BR><br>Nos coupes sont petites.<BR><br>Votre ma&icirc;tre aime son &eacute;p&eacute;e.<BR><br>Ton pays est beau.</P><br></BODY><br></HTML><p>
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