14-06-2000, 11:15
<B>**Meelaare istie: "Ma naa tence lassessen sine</B><p>La forme <I>méláre</I> avec deux voyelles longues me semble hautement improbable... Je serais bien en peine de la rectifier. Le verbe "souhaiter, vouloir" est <I>mer-</I>, donc je dirais à première vue *merire...<p>Le participe passé de <I>tec-</I> "écrire" ne peut pas être <I>tence</I>. Pour "écrit", il faudrait lire <I>técina</I> (sur le modèle de <I>rácina</I>, <I>nótina</I>, etc.). La formation du participe passé repose sur la terminaison /-ina/, ou -/na/ Dans certains cas, notamment après un /r/ (ex. <I>vincarna</I>, <I>nuquerna</I>). Il y a de rares exceptions dans le corpus connu: les participes irréguliers (<I>vanwa</I> pour le verbe <I>auta-</I>) et quelques cas étranges (<I>envinyanta</I>, peut-être une infixion nasale ou une métathèse).<p>Pour information, rien ne nous prouve que les phrases passives peuvent effectivement se construire comme en français ou en anglais (avec un auxiliaire suivi d'un participe). Dans une vieille grammaire du Qenya (mentionné par EJK sur ELFLING), il existe des terminaisons impersonnelles. Peut-être servaient-elles pour former le passif: "<I>On</I> a écrit qqchose" plutôt que "qqchose a été écrite".<p>Pour cette phrase j'aurais dit "<I>Mana técina lassessen sine</I>", avec le pronom interrogatif <I>mana</I> (Comme dans <I>Mana i.Coimas Eldaron</I>, PM:396-403) plutôt que la particule <I>ma</I> seule. Nous utilisons habituellement cette dernière (sans exemple récent de Tolkien) pour les questions du type "est-ce-que".<p>Didier.

