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Quenya ou Sindarin
#15
> Il est bien maladroit de vouloir nous faire croire qu'il faille attendre *30* ans pour _étudier_ les langues imaginaires de Tolkien.<p>Je n'ai pas dit qu'il fallait attendre "30 ans avant de pouvoir étudier les langues de Tolkien", j'ai regretté qu'il faille peut-être attendre 30 ans avant que la totalité des écrits linguistiques inédits de Tolkien soient publiés par l'équipe de Vinyar Tengwar. Ce n'est pas la même chose !<p>> J'étudie ce sujet depuis 1981 et je m'en porte pas plus mal, pas plus que ceux qui avec moi (ou sans moi d'ailleur) veulent _étudier_ ces langues ; ils bien plus nombreux à mon avis qu'on ne le croit.<p>Je respecte ton expérience en la matière (cela ne fait que 10 ans que je m'intéresse aux langues elfiques et seulement 3 ans que je m'y suis mis "sérieusement"), mais pour ce qui est des nombreuses personnes tentées par l'*étude* des langues de Tolkien, je ne pense pas que les assaillir de références complexes ou de remarques acerbes soit la meilleure méthode pour les inciter à persévérer (au contraire, on risque de voir les gens considérer ce domaine d'étude comme étant la chasse-gardée d'intégristes tolkiéniens).<p>> Il est tout simplement nécéessaire d'apparendre avant de faire ; même pour faire de petits textes en quenya il faut d'abord _apprendre_ cette langue. Donc, lire une grammaire ou alors en faire une soi-mm.<p>Je n'ai jamais dit le contraire ! Et la grammaire d'Helge est un bon début.<p>> [ C'est comme ce musicien qui est persuadé qu'il pourra jouer génialement et tout de suite sans apprendre le solfège... Oui, parfois c'est possible... si on s'appele "Paul" dans les "Beatles". ;-) ]<p>Une image très bien vue, mais pas tout à fait complète : si le solfège n'est pas indispensable pour faire de la musique (il existe de géniaux autodidactes, que ce soit dans le domaine de la musique mais aussi dans beaucoup d'autres domaines : Champollion n'était pas un linguiste, juste un homme passionné par l'Egypte), le travail est, en revanche, absolument nécessaire (je ne pense pas qu'Edouard me contredira sur ce point !).<p>> Le corpus publié des écrits de Tolkien est déjà très large et comporte des dizaines de sujets qui méritent des études et des analyses.<p>Tout à fait d'accord. Cependant, ce "large corpus" laisse encore bien des choses dans l'ombre et bien des pièces manquantes dans le puzzle. En conséquence, il est parfois difficile d'établir des règles définitives lorsqu'on ne possède qu'un très petit nombre d'occurence de certains aspects grammaticaux d'une langue.<p>> Pour concevoir des "études" (càd une problèmatique) ou imaginer simplement comment on peut "étudier" une langue il faut possèder de bonnes notions de linguistiques et pas vouloir le buerre avec l'argent du buerre. <p>C'est pour cela que les gens intéressés par les langues elfiques ont besoins de gens compétents et expérimentés, comme toi : tout le monde n'est pas linguiste de formation et tout le monde n'a pas forcément le temps ou les moyens d'entamer une telle formation. Mais c'est une vision assez tyrannique que de penser que seuls les linguistes confirmés ont le droit de mener des études des langues elfiques.<p>Le travail accompli par Helge Fauskanger, même s'il n'est pas le produit d'un "vrai" linguiste, a le mérite d'exister et de permettre à toutes les personnes intéressées de se familiariser avec les langues de Tolkien. Même si son travail n'a pas la rigueur que tu souhaites, il a fournit des efforts considérables (et désintéressés) dans un but de vulgarisation et de partage des connaissances.<p>> C'est un minimum de respect que l'on doit à la mémoire du feu Pr. Tolkien : tenter de ne pas faire du "gloubiboulga" de ces merveilleuses constructions linguistique sous pretexte de "faire de l'elfique".<p>Même si ses opinions sur de nombreux points de grammaire ne sont pas les tiennes et que certaines de ces théories sont hypothétiques, il me semble un peu exagéré de qualifier le quenya décrit par Helge de "gloubiboulga". M. fauskanger a entreprit une oeuvre de vulgarisation très importante et louable.<p>Les langues de Tolkien sont un trésor de beauté qu'il nous a légué, mais c'est une richesse qu'il faut mettre en lumière, promouvoir et faire partager, et non un trésor à garder jalousement tel Smaug sur son monceau d'or !<p>> Enfin, les publications des écrits inédits philologiques annoncées pour 2002 sont très importantes (en nombre de pages plus de 200 pages !) et augurent d'une grande année philologique.<p>En effet et c'est un point sur lequel on peut se réjouir. L'effet du film n'y est probablement pas étranger, mais Helge non plus : même si son attitude face à Carl Hostetter (et l'équipe éditoriale de Vinyar Tengwar) est criticable, son annonce de publication d'une des versions quenya du Pater Noster et de l'Ave Maria aura au moins eut pour conséquence de voir l'ensemble des versions de ces textes publiés dans le prochain numéro de Vinyar Tengwar.<p>Toko
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