30-12-2001, 21:26
Au sujet du "présent continu", Tolkien évoqua la forme primitive <i>mâtâ</i> comme étant "la racine de la forme continue", qui peut être traduite "is eating" en anglais (<i>VT</i> 39 p. 9). Ce présent continu semble mettre l'emphase sur une action <i>en cours</i>, en tout cas cela semble être l'interprétation littérale de ce temps.<p>Le second présent fut nommé "aoriste" par Tolkien (<i>VT</i> 41 p. 17), un temps qui existe en grec et qui signifie littéralement "non limité" ou "indéterminé". Voir la leçon 7 du Cours de quenya d'Helge pour une définition de la fonction de l'aoriste.<p>> <i>ni melin tyë</i> par exemple est peut-être bon.<p>L'utilisation du pronom <b>ni</b> permet sans doute de se passer de la terminaison -<b>n</b>, qui semble redondante. Donc : *<b>ni mele tye</b>. <p>L'utilisation de ce pronom de la première personne du singulier est contestée puisqu'il n'apparaît que dans la phrase "arctique" (dans les <i>Lettres du Père Noël</i>), mais il semble aussi apparaître, au datif, dans <i>Namárie</i> : <b>Sí man i yulma <u>nin</u> enquantuva ?</b>.<p>> N'oublions pas la substitution possible <i>tyë</i> <-> <i>lyë</i> plus cordial (cf. le français tu <-> vous).<p>Les nuances entre <b>tye</b> et <b>lye</b> sont plus subtiles et complexes : différence de registre (cordial ou familier), mais aussi différence entre singulier et pluriel. Je n'entrerai pas dans les détails...<p>Toko

