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je t'aime en elfe!
#11
<br>> L'utilisation du pronom ni permet sans doute de se passer de la terminaison -n, qui semble redondante. Donc : *ni mele tye. <p>... Horreur de ma part et merci de la correction mon cher Toko ;)<p><br>>L'utilisation de ce pronom de la première personne du singulier est contestée puisqu'il n'apparaît que dans la phrase "arctique" (dans les Lettres du Père Noël), mais il semble aussi apparaître, au datif, dans Namárie : Sí man i yulma nin enquantuva ?.<p>Absolument.<p><br>> Au sujet du "présent continu", Tolkien évoqua la forme primitive mâtâ comme étant "la racine de la forme continue", qui peut être traduite "is eating" en anglais (VT 39 p. 9). Ce présent continu semble mettre l'emphase sur une action en cours, en tout cas cela semble être l'interprétation littérale de ce temps.<br>Le second présent fut nommé "aoriste" par Tolkien (VT 41 p. 17), un temps qui existe en grec et qui signifie littéralement "non limité" ou "indéterminé". Voir la leçon 7 du Cours de quenya d'Helge pour une définition de la fonction de l'aoriste.<p>Tout à fait d'accord. En même temps, Tolkien a lui-même traduit certains de ses aoristes par une forme continue (en anglais) et certains de ses présents continus par du présent simple (en anglais) [ou je l'ai rêvé ? si c'est le cas prière de m'empêcher de raconter des bêtises plus longtemps ;)] d'où, sans remettre en cause le principe de fond, la nuance que je proposais, avec cette idée d'insistance, de profondeur qui semble parfois accompagner le présent continu quenya, et pas seulement l'idée d'"action en cours au moment où l'on parle" ... Si mes souvenirs sont exacts, Helge lui-même parle de ces "exceptions de traductions" dans son cours d'ailleurs.<p><br>>Les nuances entre tye et lye sont plus subtiles et complexes : différence de registre (cordial ou familier), mais aussi différence entre singulier et pluriel. Je n'entrerai pas dans les détails...<p>Moui ... mais aussi j'ai l'impression que nous sommes vernis en tant que français car j'ai de plus en plus tendance à croire que le parallèle entre les pronoms quenya <i>tyë/lyë</i> et les pronoms français <i>tu/vous</i> est permis, ce tant sur la question du nombre (singulier ou pluriel) que de la politesse (familier ou cordial).<p><br>Bien à toi,<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Yyr<br>
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