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je t'aime en elfe!
#15
<small><b>Ciryandis</b> > OK, j'ai compris : on peut s'amuser à construire tout un tas de formes correctes (enfin quand on sait faire), mais on ne peut en accepter aucune puisque rien ne nous dit vers laquelle la racine a évolué. C'est tellement simple que j'aurais dû y penser toute seule.<p>C'est tout à fait cela. Et pour en revenir à la question première "pourquoi ne pas reconstruire le verbe « aimer » à partir des noms <b>mîl</b> ou <b>meleth</b>", cela reviendrait en français à vouloir reconstruire le verbe <i>aimer</i> à partir de <i>amour</i> ou <i>amitié</i> (**<i>amourer</i>, **<i>amitier</i>), alors que ces mots ont une origine commune – un radical latin *<b>am-</b> en rapport avec l'amour, l'amitié – mais ont eut une évolution parallèle et indépendante (lat. <i>amare</i> > <i>aimer</i>, lat. <i>amor</i>, <i>-oris</i> > <i>amour</i>, lat. pop. <i>amicitas</i>, <i>-atis</i> > <i>amitié</i>).<p>> j'imagine que toutes ces possibilités ne sont pas équiprobables, et que des gens qui ont bien avancé leur étude de la question peuvent dire si ce serait plus telle ou telle forme. (Même si au final, on n'en sait rien). est-ce le cas ?<p>Dans le cas d'un verbe comme « aimer », dérivé d'une racine basique (<i>MEL</i>), il semble hélas difficile de trancher. Comme je l'ai dit plus haut (en citant des exemples), on ne peut dégager de règle ou de tendance sûre pour la dérivation de verbes sindarin à partir de racines basiques. Certaines produisent des verbes basiques, d'autres des verbes dérivés, et d'autres des verbes en <b>-a</b>, dits mixtes (ainsi nommé par H. Fauskanger parce qu'ils empruntent des caractéristiques aux deux autres catégories). La statistique ne nous aide guère, puisque la tendance semble être à peu près de 50/50 entre verbes basiques et dérivés, avec toutefois un petit nombre de verbes mixtes en <b>-a</b>. <p>Bien sûr, étant donné qu'un verbe comme « aimer » est d'usage courant dans une langue et qu'il est censé dérivé d'une racine simple, on pourrais être tenté de pencher pour un verbe basique. Mis les langues réelles révèlent souvent des surprises dans leur évolution et l'on peut constater des irrégularités (apparentes ou réelles) dans les verbes les plus communément employés. Il suffit de considérer les différentes formes de radical d'un verbe français très courant comme <i>aller</i> (il <i>alla</i>/<i>va</i>/<i>ira</i>) pour s'en convaincre.<p>Une fois de plus, comme souvent dans le domaine des langues inventées de Tolkien, la réponse à cette question est "on ne sais pas" !<p>D'ailleurs, à ce sujet...<p><b>Yyr</b> > <i>Umin ista</i> <br>"Je ne sais pas" en Q. :)<p>Je ne suis pas sûr que *<b>um-</b> puisse être employé comme auxiliaire verbal négatif comme le prétend Helge Fauskanger dans son cour (personnellement, j'utiliserais plutôt la forme *<i>lá istan</i>).<p>Cette construction avec le verbe *<b>um-</b> n'est pas attestée. Ce verbe négatif est seulement cité dans les <i>Etymologies</i> (racine UGU, UMU, V:396) sous les formes <b>uin</b>, <b>umin</b> « I do not, I am not », pa.t. <b>úme</b>. Le sens donné me ferait plutôt penser à une version négative du verbe être, pouvant également servir pour donner une réponse négative à une question (voir aussi plus bas).<p>En revanche, l'utilisation de <b>la</b>, <b>lá</b> en tant que particule négative est bien attestée (cf. VT42 pp 33-34). D'ailleurs, la racine LA est glosée « non, ne ... pas », avec les dérivés quenya <b>lá</b> et <b>lala</b>, ainsi que <b>lau</b>, <b>laume</b> (= <b>lá ume</b>) « non, sûrement pas, au contraire », aussi employé pour poser des questions incrédules. Je pense donc que <b>lá</b> et <b>lala</b> sont envisagés comme éléments négatifs, correspondant au sens de la racine (avec <b>lá</b> « ne ... pas » et <b>lala</b> « non » ?).<p>Bien entendu, cela n'est que mon sentiment personnel à ce sujet.<p>Sébastien</small>
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