10-09-2004, 13:44
<small>> Et pour Masculin <b>et</b> abstrait ? Est-ce qu'une forme conviendrait ou est-ce que je dois laisser tomber le côté masculin pour montrer le cote abstrait ?<p>L'origine historique supposée d'un tel nom est sans doute plus importante que la nature exacte du suffixe utilisé, puisque la forme finale de celui-ci est déterminée par cette origine. <p>S'il s'agit d'un nom supposé "ancien" (et donc utilisant logiquement le suffixe abstrait ayant cours à l'aube de l'histoire des Elfes), sa forme sindarine serait *<b>Hithu</b> dans le cas d'un nom resté en usage parmis les Sindar, *<b>Hithwe</b> dans le cas d'un nom elfique d'Aman qui serait revenu en terre du Milieu et que les Sindar auraient adapté à leur propre langue.<p>Dans le cas d'un nom de composition récente, sa forme serait presque certainement *<b>Hithwe</b> puisque l'emploi du suffixe abstrait ancien n'avait plus cours en sindarin (excepté dans les noms anciens qui avaient perduré jusqu'en sindarin, tels <i>Elu</i>) qui n'employait plus que le suffixe spécifiquement masculin.<p>> Dans ce cas (c'est plutot abstrait, je ne charche pas à baptiser un londonien ;-)), si bien compris, je devrais plutot partir de hîth, parce que Hithu n'aurait pas le cote abstrait ?<p>Je ne comprend pas bien la question ! Les deux formes (*<b>Hiswe</b> et *<b>Hithu</b>) sont basée sur <b>hîth</b>, ou, plus exactement, sur la forme primitive de ce mot qui apparaît dans les <i>Etymologies</i> !<p>> Pour profiter de la rpésence de Toko, je voudrais bien savoir justement comment no définit l'ordre des mots pour rédiger une expression<br>Personnellement, je prend l'ordre qui sonne le mieux, mais comment savoir alors où est le génitif ? (car souvent dans la fusion de deux mot la termison de l'un tombe au profit de la racine) <p>Attention, il ne faut pas confondre construction génitive classique, où, en quenya, le possédant est marqué de la désinence du génitif, et composition libre (telle que Tolkien nomme ce procédé dans <i>Quendi & Eldar</i>, XI:368), où la marque casuelle est absente.<p>Les subtilités des constructions génitives sont assez bien expliquées dans l'essai <i>Quendi & Eldar</i> :<p>En quenya :<br>- <i>construction génitive</i> (possesseur-possédant+génitif) : usage partitif à l'origine, indiquant la source ou l'origine de l'objet plutôt que sa possession (ex. <b>róma oromeo</b> "un corvenant d'Ormome"), mais l'usage s'est ensuite élargi, bien que la possession était cependant normalement indiquée par le possessif-adjectival (ainsi <b>lambe Eldaron</b> n'aurait pas pu être utilisée pour "la langue des Eldar", à moins que cette langue dans son ensemble ait été adopté par un autre peuple)<br>- <i>construction possessive/adjectivale</i> (possédé-possesseur+possessif) : usage strictement possessif (ex. <b>róma Oromeva</b> "le cor d'orome", toujours en sa possession) ou adjectival (<b>lambe Eldaiva</b> "la langue des Eldar", "la langue elfique"). <br>- <i>composé libre</i> (possesseur-possédé). ex. <b>Orome róme</b> "un cor d'Orome" (l'un parmi plusieurs), <b>Elda-lambe</b> "la langue des Eldar".<p>Ainsi, on constate que'en quenya l'ordre "habituel" des composés libres (et cela semble également valable dans les noms propres également formés par compositions) était possesseur-possédé. Je me suis donc trompé quant à l'ordre des éléments dans *<b>Súrilaire</b> ! (merci Vinyamar pour ta question !).<p>En telerin, le cas possessif n'existait pas et le génitif était plus largement utilisé qu'en quenya (dans la plupart des cas où l'anglais emploit <i>'s</i> ou <i>of</i>). Le possessif, surtout lorsqu'il concernait un possesseur unique, était cependant exprimé sans inflexion, soit avec le possesseur placé en premier (l'usage le plus ancien), soit suivant le possédé (sans dout sous l'influence des formations génitives). Dans ce dernier cas, le suffixe possessif approprié atit généralement ajouté au nom. Soit, pour "la maison d'Olwe" : <b>Olue cava</b> ou <b>cava Olue</b>, habituellement <b>cavaria Olue</b> (lit. "la maison sienne, Olwe", "sa maison, Olwe").<p>En sindarin, la syntaxe dans les formations génitives évolua. La marque casuelle du génitif disparut, mais l'ordre des mots que cette formation avait engendré (possesseur-possédé) devint normale. Ainsi, des composés dont le premier élément était génitif étaient la norme à l'époque la plus ancienne (principalement des anthroponymes et des toponymes comme <i>Egla-mar</i>), et étaient encore d'usage plus ou moins limité par la suite, plus particulièrement lorsque le premier élément était un adjectif ou était considéré comme tel (comme <i>Mordor</i> "Pays de Ténèbres" ou "Pays Sombre"). Mais l'usage courant ultérieur plaçait le possesseur en seconde position, et fut fixé dans des composés comme <i>Dóriath</i>, pour <i>Dôr Iâth</i> "Pays de la Barrière/Cloture".<p>Sébastien</small>

