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Gerontius
#7
Revoyons ce qui est dit sur ce nom dans les CLI :<p>- 1ère note (antérieure à la la publication de la seconde édition du SdA en 1966) :<p>"Le nom <i>Incánus</i> est de consonnace "étrangère" : il n'appartient en effet ni au westron, ni à une langue elfe (sindarin ou quenya), ni ne renvoie-t-il à aucune des langues encore en usage parmi les Hommes du Nord. Une note dans le Livre de Thaín nous apprend qu'il s'agit d'un mot du parler haradrim, adapté au quenya, et signifiant tout simplement "Espion-du-Nord" (Incá + nús)."<p>note : Un signe sur la dernière lettre d'Inka-nus suggère que la dernière lettre se prononçait <i>sh</i> (noter la différence d'orthographe entre la note 11 et le texte).<p>- 2e note (écrite en 1967) :<p>"Incánus était (tout comme Olórin) un nom quenya, mais inventé au Gondor, dans les Temps Anciens, lorsque le quenya était encore d'usage courant parmi les gens cultivés". A noter qu'avant Olórin est donné pour être un nom sindarin.<p>Ensuite est proposée une étymologie, à partir d'élément quenya : <i>in</i> (<i>id</i>) - "esprit" et <i>kan</i> - "souverain".<p>Enfin, Christopher explique que son père évoque dans la même note le mot latin <i>incánus</i> "aux cheuveux gris", de manière à suggérer que telle aurait été l'origine réelle du nom de Gandalf, à l'époque où fut écrit le SdA, une proposition que Christopher qualifie de surprenante. Mais au terme de la discussion, Tolkien fait finalement observer que la coïncidence de pure forme entre le mot quenya et le mot latin doit être tenue pour absolument "fortuite" (comme le mot sindarin <i>Orthanc</i>, "hauteur fourchue", qui coïncide avec l'anglo-saxon <i>orþánc</i>, "habile stratagème", qui est la traduction du nom lui-même en rohirrim et n'est pas sans évoquer le nom sindarin de Saroumane : <i>Curunir</i>).<p>A la lumière de cela, je pense que <i>Incánus</i> est peut-être une sorte de jeu de mot linguistique de la part de Tolkien, qu'il lui arrivait parfois de glisser dans ses oeuvres (voir l'appendice Les Noms dans les <i>Contes Perdus</i> : <i>Sahóra</i> "le Sud" ou <i>nénuvar</i> "étang de nénuphars"). Il ne faut pas oublier que Tolkien était familier du latin et, même s'il rechignait sûrement à inclure des références à cette langue dans le SdA (préférant l'anglo-saxon ou le vieux-norrois, plus proche de sa propre culture et de son désir de "créer une mythologie pour l'Angleterre"), le latin est une influence importante du quenya (après le finnois).<p>Toko
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