06-03-2002, 18:10
> Continuer, poursuivre ... Tolkien... c'est avoir son "génie" des langues.<br>Tâche (? tache :-) ) ardue !<p>Tout à fait d'accord. Cette entreprise semble même impossible si l'on songe que Tolkien a été décrit par ses confrères philologue comme "l'un des linguistes les plus accomplis de tous les temps"...<p>> J'ai proposé le nom de "coirëa quenya" pour cette langue : le "quenya vivant" (d'après un terme de Tolkien, in HOME XII). Il semble avoir "marqué" (cf. la ML Elfling ces derniers temps...).<p>Bien vu ce nom : ça nous permettra d'éviter les trucs du genre "quenya hypothétique du 7e Age" !<p>Tiens, je croyais que tu ne lisais plus Elfling ? ;-)<p>> Oui, il sera possible de faire du quenya de la Terre du Milieu une langue vivante pour notre temps (et aussi du sindarin, probablement. Mais combien de gens parlent le breton ou la gallois aujourd'hui ?).<p>Edouard aborde ici un point très intéressant : de plus en plus de monde s'intéresse aux langues de Tolkien (le succès du film n'y est sûrement pas étranger et a suramplifié un phénomène déjà existant) alors que de nombreuses langues vivantes (de vraies langues) de notre monde disparaissent régulièrement, faute de personnes s'y intéressant ou parce que les locuteurs natifs de ces langues disparaissent sans pouvoir transmettre leur langue natale.<p>On se retrouve donc face à un paradoxe : une foule de gens s'intéressant à des langues "imaginaires" et voulant en faire des "langues vivantes" alors que de vraies langues vivantes meurent chaque année.<p>Mais je pense qu'il y a tout de même un peu d'espoir. D'abord, certains des plus sérieux étudiants et analystes des langues de Tolkien sont de vrais linguistes, comme Edouard ou Marcus Smith, qui étudie les langues des indiens d'amérique (voir <a href="http://www.newtimesla.com/issues/2001-04-19/sidecar.html/1/index.html">l'article du New Times Los Angeles</a>, bien que le journalise s'emmêle un peu les pinceau au niveau technique). De plus, l'étude des langues inventées par Tolkien, comme le dit helge dans l'un de ses articles, est enrichissante pour un novice en linguistique, puisqu'elle nécessite de se familiariser avec la terminologie linguistique et que cela peut déboucher sur l'envie de se pencher sur les "vraies" langues de notre monde. Enfin, l'étude de certaines langues de Tolkien, particulièrement le sindarin, est facilité par l'étude préalable de langues existantes (les langues celtes, comme le breton ou le gallois, dans le cas du sindarin), ce qui est une raison supplémentaire de s'intéresser à la richesse linguistqiue de notre terre.<p>> Seulement après que la _totalité_ des textes linguistiques aient été publiés. Nous disposons, je dirais, aujourd'hui, de 15% à 20% de la masse. Avec un vocabulaire de 5000 mots (elarissa + q(u)enya) aujourd'hui on ne va pas loin... Il faut 50000/60000 mots pour faire une coirëa quenya "crédible".<p>Aïe ! Si Edouard estime que l'ensemble des écrits linguistiques publiés actuellement (ce qu'on peut trouver dans HoME + fanzines américains) ne représente que 15 à 20% de la masse existante, il va falloir s'armer d'un extrême patience.<p>Je crains en effet que le <i>coirëa quenya</i> ne puisse être utilisable que d'ici une dizaine voire une vingtaine d'année, si l'on se base sur le rythme de publication actuel de <i>Vinyar Tengwar</i> et de <i>Parma Eldalamberon</i>... :-(<p>Toko

