22-12-2004, 14:06
Tout d'abord, je vous remercie pour cette belle critique très détaillée et intéressante.<p>Merci de me confirmer l'intérêt des tengwar de liaison, car tout au long de l'élaboration de ce mode, j'ai n'ai pas cessé de le remettre en question.<p>Après réflexion sur la prononciation, et vérification dans un dictionnaire, vous avez raison, les tehtar employés sur la porteuse nasale ne sont pas très appropriés. Je devrais apporter quelques modifications. Cependant, il faut nuancer, car il existe une logique d'association en Français, entre le i et le n pour former "in", ou encore entre le u et le n pour former "un". Par exemple, je voudrais que les mots "un" et "une" comportent le même tehta. Je conserverai donc ces associations.<p>Puisqu'en Français, les mots désignants des objets doivent toujours avoir un genre, leur genre est nécessairement quelque chose de dogmatique. Sans aucune raison logique, je donnerai donc au mot "tengwa" un genre masculin, comme dans la plupart des écrits en Français traitant des tengwar. Pourquoi faudrait-il reproduire le féminin de "lettre" ? "Fauteuil" reproduit-il le féminin de "chaise" ? D'autant plus que les lettres sont de genre masculin : on dit UN L, UN B...<p>Je reste très hésitant sur l'emploi du tilde. Certes, il est inutile dans la plupart des cas de redoublement de la lettre en alphabet latin. Certes, dans certains mots comme "mourrai", il vaut mieux écrire deux fois le tengwa, puisqu'il vaut mieux séparer radical et terminaison ; et dans d'autres mots comme "transcendant", il vaut mieux séparer les deux parties du mots.<br>Cependant, je pense qu'il faut faire figurer le fait qu'une "variante expressive facultative" est autorisée dans des mots comme "sommaire" ou "illusion". Rappelons que ce mode est censé être utilisable pour des personnes (très hypothétiques) qui ne connaissent pas l'alphabet latin, et qui ne savent pas où peut être prononcée une géminée.<p>Faites l'essai, et vous constaterez que dans mon mode, il est bien plus pratique et logique que les tehtar soient placés sur les tengwar des consonnes qui suivent la voyelle, malgré la tendance syllabique du Français que je reconnais. Tout comme dans le mode anglais de Tolkien, il me semble.<p>Il est vrai que je n'avais pas pensé au e caduc qui a un comportement différent (j'avais beaucoup réflechi au sujet du e caduc en finale, mais pas à l'intérieur d'un mot). Il est vrai que je n'avais pas remarqué de problème à l'usage, concernant cette voyelle. J'essayerai de trouver une solution pratique. Connaissez-vous d'autres modes Français qui traitent cette question ? Je reconnais que c'est le principal problème que vous soulevez ici, et je vous remercie d'en prendre compte. J'y réflechirai.

