17-05-2002, 14:44
> C'est l'ennui de son essai je trouve : les hypothèses de certains A. Lambengolmor se mêlent aux références entièrement "tolkiéniennes" sans suffisamment s'en distinguer.<p>Oui, c'est hélas un problème courant dans le domaine de l'étude des langues et alphabets de Tolkien...<p>> Bp d'enthousiame certes, mais cela ne suffit pas à cacher son total manque de compétance. Il copie sans discerenement et sans citer ces sources...<p>Il n'est pas le seul, loin de là ! Mais le cas de Gildor n'est pas si grave que ça en fin de compte : son travail est clairement le fruit de nombreuses déductions et suppositions (comme ceux d'Helge ou même d'Edouard), et il n'est pas toujours possible dans ce genre d'entreprise d'indiquer "ceci est le fruit de etlle déduction ou hypothèse personnelle". J'éviterai donc dans ce cas de lui jeter la pierre...<p>Je trouve bien plus dramatique, et lourd de conséquences, que les membres de l'Editorial Team, chargés de nous livrer les écrits linguistiques inédits du maître, fassent souvent de même dans leurs publications. Je pense en particulier au dernier Vinyar Tengwar dans lequel Carl Hostetter fait référence à plusieurs notes de Tolkien mais ne fait souvent qu'en citer des extraits ou, pire, ne donne que ses propres conclusions ou déductions, alors que les notes en questions seraient bien plus instructives si elles étaient données dans leur intégité et leur intégralité... On pourrait aussi évoquer l'article de Bill Welden du numéro 42 de VT, <i>Negation in Quenya</i>, un sujet très prometteur, mais dont le résultat est somme toute assez décevant : comme Hostetter, Bill Welden nous fait saliver en évoquant un essai de Tolkien sur la négation, mais se contente de nous jeter deux trois citations extraites de cet essai. Sans parler du fait que cette façon de présenter les choses peut mener à des interprétations erronnées ou à se poser des questions (or Hostetter et Cie détestent généralement qu'on critique leur travail ou leur méthode de travail, et n'apprécient généralement guère qu'on les questionne sur leurs choix éditoriaux). Ainsi, après examen minutieux du dernier numéro de VT, on peut se demander si certaines notes évoquées sont des notes différents datées de la même année ou bien la même note évoquée à plusieurs endroits (ce qui pourrait être considéré, une fois de plus, comme un choix éditorial très contestable).<p>Heureusement, tous les collaborateurs d'Hostetter ne sont pas aussi peu scrupuleux, et je pense qu'on peut se féliciter de l'excellent travail accompli par Arden Smith dans <i>The Alphabet of Rúmil</i>, une présentation et analyse d'échantillons de sarati de Tolkien, publiée dans le dernier Parma Eldalamberon.<p>Toko

