17-06-2002, 13:08
> interresant ... si tout le monde achetait ce volume aprés avoir àpris à parler Quenya convenablement la seule personne à pouvoir acheter ce titre serait l'auteur ! lol ! <p>Tu veux sans doute parler du volume 1 (<i>Dictionnaire des langues elfiques, Quenya</i>), je suppose.<p>Mais je crois que le but de ces ouvrages est de permettre aux novices de comprendre les langues elfiques. Même s'il est préférable d'être familier des langues de Tolkien pour apprécier à leur juste valeur les ouvrages d'Edouard (c'est-à-dire avoir mené une étude personnelle préalable sur le sujet), il n'est aucunement nécessaire d'avoir « appris à parler quenya convenablement » avant d'acheter ces livres ! (heureusement !) ;-)<p>D'ailleurs, au passage, ça ne veut pas dire grand chose « parler quenya convenablement » ! Même au niveau « interne » il y a plusieurs façons de « parler quenya » : le quenya « classique », le quenya exilique (ñoldorin), le quenya númenóréen, le quenya « gondorien », etc., chacune de ces formes pouvant posséder des particularité propres au niveau de la prononciation ou de la grammaire.<p>Et au niveau « externe » il est souvent difficile de faire le tri entre les innombrables formes attestées mais appartenant à des stades évolutifs différents. Les écrits linguistiques de Tolkien sont souvent contradictoires et c'est parfois un casse-tête pour deviner ce qui est du quenya « convenable » et ce qui fut « rejeté » (mais qui est tout de même utile pour comprendre le « processus créatif » de Tolkien).<p>> 9a veut simplement dire qu4a mon humble avis edouard est le seul a savoir parler quenya a peu pres correctement ....<p>Je ne pense pas que le but d'Edouard soit de « parler le quenya » mais plutôt de présenter, à ceux et celles qui ça intéresse (visiblement de plus en plus de monde), la richesse et la beauté des créations linguistiques de Tolkien, aussi précisément que faire se peut. <p>Le problème majeur dans cette entreprise de rendre la langue « utilisable » est qu'il est très difficile de restituer ce qui devait être la « forme finale » du quenya selon son inventeur. De plus, parvenir à présenter une telle forme « finale » ou « utilisable » peut avoir pour conséquence de gommer tout un aspect de cette création littéraire singulière (le processus de lente maturation) et donne parfois un côté « artificiel » à la langue, puisque cela entraine nécessairement de faire des choix entre ce qui est utilisable et ce qui ne l'est pas. <p>Mais comment doit-on décider si une information « tardive » fut la décision finale de l'auteur ou bien juste une expérimentation passagère, très vite abandonnée ? Comment savoir si une forme apparemment « erronnée » est une erreur de lecture de Christopher Tolkien ou une faute d'inattention de son père, une erreur délibérée (comme celles qui apparaissent dans les manuscrits médiévaux que Tolkien étudia) ou un usage « interne » particulier (comme un dialecte local) ?<p>Enfin, pour compliquer encore un peu la chose, tous les textes de Tolkien n'ont pas encore été publiés à ce jour et il est fort probable que les écrits linguistiques inédits (assez nombreux) nous réservent dans le futur bien des surprises quant à notre connaissance actuelle de ses langues inventées. Notre compréhension du quenya est donc « mouvante », même si les bases de la langue sont bien connues (comme sa phonologie ou sa morphologie), puisque des textes inédits publiés dans les fanzines américains <i>Vinyar Tengwar</i> et <i>Parma Eldalamberon</i> viennent parfois chambouler nos « certitudes ».<p>Ainsi, il apparaît que « parler quenya convenablement » n'est pas une mince affaire et passe avant tout par une étude préalable. L'étude des langues de Tolkien est quelque chose de très sérieux, qui nécessite de la méthode et une approche rigoureuse, ce dont fait preuve Edouard dans ses ouvrages.<p>En tout cas, l'« apprentissage » du quenya passe avant tout par la lecture (et de fréquentes relectures) des textes de Tolkien, et pas en écoutant les « gargouillements carotesques » de carottes mutantes ! ;-)<p>Toko

