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je voudrais apprendre la langue elfique
#58
> Ce post est un peu provocateur mais je pense que la question est reel. <br>Elle l’est, et mériterait d’ailleurs de figurer dans la Foire aux questions (qu’en est-il, au fait ?), ainsi que la demande récurrente qui sert de titre à ce fuseau plutôt à la dérive.<br>Le sujet a déjà été abordé dans le fuseau « Euh... ça sert à quoi ? » sur cette même section du forum. Que cela ne m’empêche pas néanmoins d’ajouter mon grain de sel... nécessairement sujectif en telle matière.<p>Il me paraît évident que l’intérêt que l’on peut trouver aux langues inventées par Tolkien n’est pas celui de la communication brute, ce qui fait que les arguments basés sur leur non-existence en tant que langues maternelles ou vivantes, ou la faiblesse du corpus disponible, tombent d’eux-même.<p>Il s’agit plus, à mon sens, du plaisir intellectuel que l’on ressent à observer une consruction complexe, touffue, variée et bâtie avec art. Il peut aussi s’agir d’un intérêt plus général dans le langage et ses modes de fonctionnement, ou du simple plaisir esthétique éveillé par la parloe et les sons en harmonie, sans d’ailleurs qu’une signification particulière ne soit nécessaire. Sur ce sujet, je t’invite à lire ou relire l’essai de Tolkien <i>A Secret Vice</i> dans le recueil <i>The Monsters and the Critics and Other Essays</i> (1983, ISBN 0-04-809019-0).<p>On pourrait aussi affirmer que le plaisir apporté aux intéressés est en soi une justification suffisante. Comme de bien des loisirs, la notion d’ « utilité pratique » n’a guère de sens ici. Je doute fort que Tolkien aurait goûté ce point de vue. En ce qui me concerne, je le trouve assez consternant. Au fait, en extrapolant, à quoi « sert » de lire Homère dans le texte ?<p>> La langue canonique n'est pas defini. Apparament on en est reduit a gloser sur l'etat des ces langues selon les periodes de Tolkien.<p>Qu’appelles-tu « langue canonique » ? S’il s’agit d’un état de langue fixé, défini une fois pour toute, il n’y en a effectivement pas, puisque Tolkien n’a jamais cessé de modifier ses langues au cours de sa vie. Il semblait d’ailleurs s’intéresser davantage à leur évolution simulée qu’à leur utilisation en synchronie. Cela n’empêche en rien la description ; en être soi-disant « réduit » à cela donne déjà <b>beaucoup</b> de travail.<br>Par ailleurs, aucune langue employée ne saurait avoir un canon intangible fait d’un corpus de phrases fixé, puisqu’il serait constamment périmé par le simple effet de la parole.<br>Maintenant, tenter de s’exprimer dans une langue elfique requiert effectivement un certain nombre de choix nécessairement subjectifs et donc soumis à leur part d’arbitraire quant au type de langue visé. Par définition, il ne peut s’agir que d’<b>essais</b>, et <b>PAS</b> de l’elfique de Tolkien, point trop souvent oublié et que tu fais bien de rappeler.<p>> ce qui a ete ecrit est d'un interet discutable<p>Des goûts et des couleurs... Quant au sens nu, je serais d’accord dans certains cas, mais ce ne saurait jamais être que subjectif. Je pense qu’il en va de ces textes comme souvent de la poésie : ne compte pas tant ce qui est dit que comment c’est dit. Nombre de textes ou d’essais en elfique sont ou se veulent d’ailleurs poétiques.<p>> je ne me prend pour un elf. Je m'etonne qu'un adulte puisse le faire. A mon avis le "je suis un hobbit" de TOlkien dois etre mis en parallele avec "madame Bovary c'est moi" de Flaubert.<p>Tout à fait d’accord sur ce point, heureusement ! Espérons que les absurdités susdites restent rares. Ou soyons philosophes : « il faut que jeunesse se passe non » ? ;-) (ironie de la situation qui me fait écrire un truc pareil !)<p>Bien à toi,<br>Moraldandil<br>
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