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Comment apprendre la langue Elfique ????
#36
On continu dans le HS :) J'ai eu l'impression d'entendre mes profs, quand certaines personnes se plaignaient d'avoir trop de théorie et pas assez de pratique à l'IUP... sauf que c'était beaucoup moins beau :) Mais qu'à la limite, je comprenais mieux, parce que les chiffres, moi... <small>(j'y peux rien, j'ai pas le cerveau conçu pour ; les digicodes, je me souviens de la position de mes doigts, je peux te faire le schéma, le faire les yeux fermés, même te dire les notes émises, mais te dire les chiffres... ça passe comme dans une passoire... et ne parlons pas du calcul mental ! </small>. :)<br>Seulement, il y a ce que tu viens de dire (et je te rejoins de tout coeur), mais aussi la manière d'enseigner... et la manière de recevoir l'enseignement. Et à mon avis c'est surtout là le noeud du problème : certains ont tellement l'habitude du prémaché que même en troisième année de fac, les termes de "prise de notes" nécessite une définition à chaque cours... et dictée :(. On retombe sur le problème de l'oeuf et de la poule : prémache-t-on parce qu'ils ne sont pas doués, ou ne sont-ils pas doués parce qu'on leur prémache-tout ?<br>Je reviens sur la manière d'enseigner : je connais l'excès inverse de celui d'Edrahil : j'ai rongé mon frein pendant un an. J'aurai aimé approfondir certaines matières (et il est vrai, en abandonner d'autres, ou plutôt les aborder d'une autre manière), pouvoir me faire les crocs sur des théories, exercer mon esprit sur de l'analyse. Je ne trouve pas la théorie ininterressante (et ne renie pas la pratique, mais je n'attend pas la fac pour ça...), mais l'enseigner de manière scolaire (cours dictés et recrachés en partiels) n'est pas franchement une bonne idée. Certes, on a des dossiers à faire, qui nous permettent d'exercer notre raisonnement <small>(et certes, j'ai eu deux profs qui n'étaient pas comme ça, deux dont les matières n'avaient rien à voir avec ce que je ferai, qui ne me "serviront" pas, mais que j'ai adoré, justement parce que j'avais le champ libre... et aussi parce qu'ils étaient carafons et têtes de mule)</small>. Sauf qu'on nous le dit toujours à la dernière minute et qu'ils sont tous à rendre en même temps. Sauf que souvent, on ne peut pas les mener à notre guise, que le prof ordonne un cadre et veut qu'en plus on soit d'accord avec ses idées . Et comme la sanction suprême reste la note, et comme la plupart du temps les travaux se font en groupes plus ou moins imposés, ça fait une somme d'obstacles à surmonter qui rend difficile le menage de barque à sa guise... parce qu'il faut composer avec ceux qui s'y prennent toujours au dernier moment, ceux qui ont rien compris, ceux qui s'en contrefichent et ceux qui veulent gouverner. Mais imposer des groupes de 5, c'est bien pratique, y'a moins de dossier à corriger. Et si en plus les étudiants utilisent et sont d'accord avec le cours, encore mieux, pas de méninges à creuser. Et ceux qui voudraient se lancer en haute voltige et projet en binome, ben... ils attendent que les autres aient fini d'écrire ce que la prof vient de dicter, et comptent le nombre de "Madame vous pouvez répéter", "Madame j'ai pas compris" (une interruption toutes les 2min 30, le pic étant en fin d'heure, le neurone fatigue à pédaler tout seul...).<br>D'un autre côté, j'ai observé la gestion des conflits, comment reconnaître les signes annonciateurs d'un ras-le-bol, les caractéristiques des Moi-Je et quelle était la répartitions des rôles dans un groupe -- et le mien par la même occasion. C'est d'ailleurs comme ça que j'ai tenu, en multipliant l'apprentissage par moi-même de l'esprit humain (et là je suis bien plus douée qu'avec les chiffres, c'est beaucoup moins abstrait :)), et c'est probablement comme ça que je tiendrais encore deux ans<small>(encore que difficilement... je deviens butée, avec l'âge :)).</small> Et finalement, peut-être que c'est à ça que c'est censé servir ; car le stage en milieu professionnel démontre que dans la vie de tout les jours, il faudra toujours gérer des boulets, des Moi-Je, des qui veulent se faire bien voir des supérieurs, des "J'ai pas compriiiis", des "A quoi ça seeert"... et des gronchons qui voudront avancer tout seuls dans leur coin, finir leurs trucs bien propres bien nets et se lancer dans autre chose après sans attendre les autres, et des cyniques qui regarderont ça de loin, goguenards :) <br>Or donc : apprendre de tout, partout, toujours ! Des échecs comme des réussites, des trucs barbants comme des géniaux, il y a toujours un enseignement à tirer de tout, sur soi-même, sur les autres, sur le monde :)<p>S. -- <small>Comment qu'on dit "boîte de sardines" en Algol ? :)</small>
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