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Comment apprendre la langue Elfique ????
#39
Bon, au stade de HS où on en est, autant continuer... ;-)<p>Sos'> <SMALL><i>Tu veux vraiment me relancer ?</i></SMALL><p>Bah ! Comme dit un prof de physique chez nous : "Les taupins, c'est comme les marsouins : ça n'a peur de rien" :D<p><SMALL><i>Ce qui est immédiat par contre, et qui l’obstacle capable de nous arrêter, c’est la souffrance qui cache la beauté. Car la souffrance issue de l’effort soutenu, elle, est immédiate. <br>Mais mais mais, contrairement à la souffrance qui est temporaire (notre esprit est rouillé comme les muscles peuvent l’être lorsqu’ils ne sont pas exercés), la beauté, elle, demeure présente à qui veut la contempler.</i></SMALL><p>Euh... Bien que j'aie envie d'acquiescer sans restriction, je ne serai pas, moi, aussi catégorique. Tout simplement, pour avoir, non loin d'ici, un exemple de personne pour qui telle immédiateté a été à peu près tout sauf immédiate.<p>Je conçois fort bien qu'à long terme, la prépa puisse être plus qu'enrichissante. Quand on peut se repencher tranquillement sur les enseignements qu'on en a tirés. Mais encore faut-il en avoir envie... c'est-à-dire, ne pas en avoir été dégoûté. L'avoir bien vécu, quoi.<br>Et quand je parle des 2, je fais référence à l'état psychologique du moment. Tu parles beaucoup du recul qu'il faut avoir. Mais comme tu le dis aussi bien, le système, lui, n'autorise _aucun_ recul. Et à force d'intensité de l'échauffement, on peut très facilement se froisser un muscle. Le cerveau, plus particulièrement. Et une crampe du cerveau, ça fait mal. Et j'ai quelque raison de croire que ça ne se guérit pas toujours aussi bien qu'on pourrait l'espérer. Rien que chez moi, j'en ai retiré une certaine acidité vis-à-vis du système qui n'est pas prête de disparaître.<p>Note que je ne dénie certainement pas ses qualités au même système, cependant. J'en retiendrai certainement une bien plus grande rapidité de compréhension et une puissance de travail qu'auparavant, c'est certain. J'en retiendrai une évolution importante. Seulement, est-on obligé de passer par de telles extrêmes pour aboutir à ça ? Je me le demande, vraiment... <br>Car, après tout, à se dire qu'il faut toujours en faire plus pour avancer, on finit par perdre de vue d'éventuelles limites humaines raisonnables.<p><SMALL><i>Il ne t'est pas passé par l'esprit que le système qui précède a sa part de responsabilité lui aussi dans cette incapacité que nous avons à l'effort dans un but plus élevé ?</i></SMALL><p>Ben si. Mais compenser une extrême par une autre, je n'y crois que moyennement, à vrai dire.<p><SMALL><i>Par ailleurs, le système des prépa et un des sySTèmes à la disposition de tous, mais non pas à destination de tous : ceux qui n'y sont pas disposés n'ont pas à y aller, et ne doivent pas y aller</i></SMALL><p>Certes, mais... comment sait-on à l'avance si on est "disposé", puisqu'on ne l'a pas expérimenté ?<br>Certains s'en aperçoivent dès le début, qu'ils ne sont pas fait pour. D'autres essaient de tenir, jusqu'au bout de leurs forces, avant de se faire broyer et de s'apercevoir, du même coup, qu'ils n'étaient pas fait pour...<br>En tant qu'élève, c'est quand même bien difficile de savoir si on tiendra le coup ou pas. Surtout quand on sort naïvement du lycée. Et la sanction est parfois un brin sévère pour s'être malencontreusement trompé de voie...<p><SMALL><i>si les prépas ont pu être destinées, à une époque, à des "élites" et des "fous" qui ne pensaient qu'à faire Polytechnique, c'était il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine</i></SMALL><p>Eh ben, c'est que je dois être en plein dans ladite galaxie, alors... Galaxie qui, du coup, n'est pas si éloignée que ça... ! :D<br>Non mais, plus sérieusement, en lisant ta description des élèves de prépa, là, au-dessus, j'ai l'impression que tu parles de ma classe de cette année... :-P<p>Ceci devant, par ailleurs, expliquer en partie cela.<p><SMALL><i>Il n'est pas honteux d'avoir des mauvaise notes en prépa puisque c'est un lieu de mises au point et un révélateur de nos propres limites. L'essentiel, en prépa, c'est de se préparer ;-))<br>(Bien entendu, pour cela, il ne faut pas être seul, et tous les soutiens sont les bienvenus, du moments que ce sont des soutiens sentimentaux, familiaux, moraux)</i></SMALL><p>Oui... S'il y a bien _une_ chose que j'ai retenue de ma prépa (qui n'est peut-être pas encore finie, d'ailleurs), ce sont mes limites. Encore que j'aurais préféré m'en rendre compte d'une autre manière, mais bon...<br>Je pense que l'essentiel tient toutefois dans ta parenthèse : la dimension psychologique étant primordiale dans ce milieu.<p>Enfin, par rapport au succès immédiat, ce n'était pas vraiment le coeur de ma remarque. Je sais ce que c'est que de mettre du temps, beaucoup de temps, pour réussir à produire quelque chose de bien (sinon j'aurais, depuis longtemps, abandonné le piano, sur lequel j'ai travaillé pas moins de 8 ans pour parvenir à jouer ce que je m'étais fixé comme objectif -- objectif qui, en conséquence, a bien sûr évolué, lui aussi ;-)). Mais je suis d'autant mieux porté à réussir que je n'ai pas à supporter, en plus du travail, divers déboires psychologiques pas forcément indispensables, quoi...<p>C.<p><SMALL>PS : <i>Je relève avec tristesse l'injure que tu me fais Elwe, puisque tu me traître de maton...</i><p>Effectivement, ça a dû te marquer puisque tu te livres toi aussi au lapsus en écrivant "traître" à la place de "traites"... :D<br>Quoiqu'il en soit, sans parler à sa place, je pense que tu connais suffisamment l'ami Elwë pour savoir qu'il ne faut surtout pas voir dans son trait ironique une comparaison sérieuse, et qu'il ne faut pas s'en offusquer. ;-) </SMALL>
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