[small]Mon cher Elendil,
Deux raisons :
1) démontrer par l'exemple combien il est facile d'être vexant (et encore n'ai-je pas usé des plus méchantes piques adressées à Trissotin).
2) jouer au ping-pong avec ta citation de Beaumarchais (hélas au frontispice d'un quotidien réac qui me fait voir rouge rien que pour cette appropriation).
Quant au reste, je n'ai rien à redire au fond sur ta critique mais encore une fois sur les formes que tu y mets.
Elle ressemble à un pâté d'alouette avec beaucoup de blâme et bien peu d'éloge.
Je n'ai certainement pas dit qu'on devait encenser tous les textes, mais voulu rappeler qu'ici on fait pas du contrôle qualité, ni du diagnostic d'entreprise, ni ne jouons au jury d'examen !
Et quand on se moque d'un lapsus, on peut le faire avec humour.
Feu mon vieux père - qui toute sa vie fut dans l'enseignement - disait qu'il faut féliciter les meilleurs et ne jamais agonir les moins bons mais au contraire les aider et les encourager.
C'est si difficile d'écrire un truc du genre "Merci de partager ce document avec nous. J'y ai repéré quelques erreurs de typo que je transmets au ouebmaitre pour que vous puissiez les corriger. J'ai bien aimé telle piste que tu proposes. Par contre je suis partagé sur tel aspect et même en désaccord sur tel autre" ?
En résumé, c'était pas cool
Maintenant, tu en fais ce ce que tu veux et on va pas se fâcher pour si peu.[/small]
[small]Silmo
ps: à Anne-Catherine Gross, je te suggère de méditer une autre citation de Beaumarchais (le Barbier de Séville, Acte I, scène 2)
Figaro : « Voyant à Madrid que la République des Lettres était celle des loups, toujours armés les uns contre les autres, et que, livrés au mépris où ce risible acharnement les conduit, tous les Insectes, les Moustiques, les Cousins, les Critiques, les Maringouins, les Envieux, les Feuillistes, les Libraires, les Censeurs, et tout ce qui s'attache à la peau des malheureux Gens de Lettres, achevait de déchiqueter et sucer le peu de substance qui leur restait ; fatigué d'écrire, ennuyé de moi, dégoûté des autres, abîmé de dettes et léger d'argent ; à la fin, convaincu que l'utile revenu du rasoir est préférable aux vains honneurs de la plume, j'ai quitté Madrid, et, mon bagage en sautoir, parcourant philosophiquement les deux Castilles, la Manche, l'Estramadure, la Sierra-Morena, l'Andalousie ; accueilli dans une ville, emprisonné dans l'autre, et partout supérieur aux événements ; loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là ; aidant au bon temps, supportant le mauvais ; me moquant des sots, bravant les méchants ; riant de ma misère et faisant la barbe à tout le monde ; vous me voyez enfin établi dans Séville et prêt à servir de nouveau Votre Excellence en tout ce qu'il lui plaira de m'ordonner.»
Le Comte : « Qui t'a donné une philosophie aussi gaie ?»
Figaro : « L'habitude du malheur. Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer. »[/small]
Deux raisons :
1) démontrer par l'exemple combien il est facile d'être vexant (et encore n'ai-je pas usé des plus méchantes piques adressées à Trissotin).
2) jouer au ping-pong avec ta citation de Beaumarchais (hélas au frontispice d'un quotidien réac qui me fait voir rouge rien que pour cette appropriation).
Quant au reste, je n'ai rien à redire au fond sur ta critique mais encore une fois sur les formes que tu y mets.
Elle ressemble à un pâté d'alouette avec beaucoup de blâme et bien peu d'éloge.
Je n'ai certainement pas dit qu'on devait encenser tous les textes, mais voulu rappeler qu'ici on fait pas du contrôle qualité, ni du diagnostic d'entreprise, ni ne jouons au jury d'examen !
Et quand on se moque d'un lapsus, on peut le faire avec humour.
Feu mon vieux père - qui toute sa vie fut dans l'enseignement - disait qu'il faut féliciter les meilleurs et ne jamais agonir les moins bons mais au contraire les aider et les encourager.
C'est si difficile d'écrire un truc du genre "Merci de partager ce document avec nous. J'y ai repéré quelques erreurs de typo que je transmets au ouebmaitre pour que vous puissiez les corriger. J'ai bien aimé telle piste que tu proposes. Par contre je suis partagé sur tel aspect et même en désaccord sur tel autre" ?
En résumé, c'était pas cool
Maintenant, tu en fais ce ce que tu veux et on va pas se fâcher pour si peu.[/small]
[small]Silmo
ps: à Anne-Catherine Gross, je te suggère de méditer une autre citation de Beaumarchais (le Barbier de Séville, Acte I, scène 2)
Figaro : « Voyant à Madrid que la République des Lettres était celle des loups, toujours armés les uns contre les autres, et que, livrés au mépris où ce risible acharnement les conduit, tous les Insectes, les Moustiques, les Cousins, les Critiques, les Maringouins, les Envieux, les Feuillistes, les Libraires, les Censeurs, et tout ce qui s'attache à la peau des malheureux Gens de Lettres, achevait de déchiqueter et sucer le peu de substance qui leur restait ; fatigué d'écrire, ennuyé de moi, dégoûté des autres, abîmé de dettes et léger d'argent ; à la fin, convaincu que l'utile revenu du rasoir est préférable aux vains honneurs de la plume, j'ai quitté Madrid, et, mon bagage en sautoir, parcourant philosophiquement les deux Castilles, la Manche, l'Estramadure, la Sierra-Morena, l'Andalousie ; accueilli dans une ville, emprisonné dans l'autre, et partout supérieur aux événements ; loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là ; aidant au bon temps, supportant le mauvais ; me moquant des sots, bravant les méchants ; riant de ma misère et faisant la barbe à tout le monde ; vous me voyez enfin établi dans Séville et prêt à servir de nouveau Votre Excellence en tout ce qu'il lui plaira de m'ordonner.»
Le Comte : « Qui t'a donné une philosophie aussi gaie ?»
Figaro : « L'habitude du malheur. Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer. »[/small]

