18-12-2002, 10:05
Aiya nildonyar ! Je suis de retour !<p> Pour "richesse" on a le mot <b>autë</b> ("prosperity, wealth"), mais c'est un mot de "qenya" des années 20 (une langue également nommée <i>eldarissa</i> dans les Contes Perdus) et il est fort probable que celui-ci ne soit plus valable dans le quenya plus tardif, tel celui utilisé dans le SdA. <br>Par contre, les <i>Etymologies</i> nous donnent l'adjectif <b>alya</b> "prospère, riche, abondant, béni" (voir les racines GALA et ÁLAM). En utilisant les règles de dérivations employées par Tolkien, on pourrait concevoir le nom *<b>alyassë</b> "prospérité, richesse, abondance", une forme hypothétique.<p> En ce qui concerne <b>cormacolindor</b> pour traduire "le porteur de cet anneau" : attention ! <b>Cormacolindor</b> est un nom <i>pluriel</i> (puisqu'il se réfère à Frodon et Sam, lors des louanges qu'ils reçoivent à Cormallen), le singulier serait plutôt *<b>cormacolindo</b>. De plus, le sens exact est "porteurs d'anneau". Pour obtenir "porteur de <i>cet</i> anneau", il faut utiliser le démonstratif <b>sina</b> (qui apparaît dans le Serment de Cirion et Eorl).<p> Pour "pouvoir", comme l'a dit Lindale, on ne peut utiliser <b>Valar</b>, puisque ce nom pluriel désigne les Pouvoirs Angéliques créés par Eru qui ont participé à la création d'Arda et ont décidés d'entrer dans cette création (parfois nommés Dieux par les Humains).<br>De même, <b>taura</b> ne peut pas vraiment fonctionner puisque c'est un adjectif ("puissant") et non pas un nom. On pourrait peut-être imaginer une reconstruction comme *<b>taurië</b> ou *<b>taurassë</b>, mais cela reste du domaine de la spéculation.<p> Au sujet de <b>an</b> "pour", son utilisation est encore mal connue et il me semble même que le sens de ce mot ne soit pas forcément "pour" (voir son utilisation dans <i>Namárië</i> : <b>An sí</b>..., ang. "for now...", fr. "car désormais..."), bien celui-ci soit glosé "to, toward" ("pour, vers, en direction de") dans les <i>Etymologies</i>. Il serait plus prudent d'utiliser le datif dans ce cas (le cas qui exprime le complément d'objet indirect).<p> Enfin, comme le fait très justement remarquer Romaine, chaque langue possède une grammaire (et des conjugaisons) et il ne suffit pas de mettre les mots bout-à-bout pour obtenir une phrase compréhensible (ex. "je être content", etc).<p> Ainsi, la phrase souhaitée <i>pourrait</i> être rendue ainsi (attention, il s'agit là de spéculations hypothétiques : notre connaissance actuelle des langues elfiques ne permet que rarement de construire des phrases sans avoir recours à des reconstructions hypothétiques) :<p>- <b>Melmë, alyassë ar taurië an (i) colindo cormo sina</b> : "amour, richesse et pouvoir pour le porteur de cet anneau", *<b>colindo</b> et *<b>corma</b> sont déduits de <b>Cormacolindor</b>, et le second est mis au génitif).<p>- <b>Nai corma sina antuva melmë, alyassë ar taurië colindoryan</b> : "Puisse cet anneau donner amour, richesse et pouvoir à son porteur", avec utilisation de la formule <b>nai</b> + verbe <b>anta</b> "donner" au futur et <b>colindo</b> + pronom possessif 3e pers. sg. -<b>rya</b> + datif).<p>Namárië<p>Toko

