31-12-2002, 03:45
Cas de conscience, dirait l'autre: Comment peut-on appeler "Grammaire en français du quenya" ce qui est, quel que soit sa qualité intrinsèque, un document sur le néo-quenya, empli de formes hypothétiques non indentifiées (ni étoile pour les reconstructions, ni renvoi au corpus pour les citations)? Certes, l'introduction nuance le propos, mais Il y a comme erreur sur la marchandise dans le titre, de l'aveu même de ladite introduction :o)<p>Qui plus est, quel est le critère définissant la fidélité à "ce que nous savons de l'esprit original de la langue"? Allons donc, il y a deux écoles, entre celle qui cherche à tout prix à "formaliser" une langue "exploitable", et celle qui préfère l'étude de l'oeuvre d'un auteur. Si la seconde doit admettre ses failles et ses lacunes, la première devrait admettre qu'elle n'a plus rien de fidèle, par définition :o)<p>A stigmatiser cet écart, on en viendra à songer que ceux intéressés par les langues fictionnelles de Tolkien sont tout autres que ceux désirant écrire en simili-quenya -- encore peut-être que tout en revienne à la question de savoir ce que signifie "intéret", c'est là un second cas de conscience.<p>Or donc, pour l'heure, de même que je préfère un portefeuille en vrai cuir plutot qu'en skaï -- certe plus reluisant et ne nécessitant aucun cirage, mais passant moins l'épreuve du temps --, je m'en tiendrais toujours à mon petit Kloczko illustré, tant pour ses renvoi au corpus que pour sa rigueur de présentation.<p>Mais nul n'est tenu, bien sûr, d'en faire de même : c'est là que réside le jeu, dans ce vaste zoo qu'est l'internet, étonnamment aussi varié qu'uniforme.<p>Didier.

