28-02-2004, 14:01
> Je n'y connaît pas grand chose, mais le peu que je sache, c'est quelque chose comme ça:<p>Quand on ne connaît pas un sujet on évite de s’exprimer, au risque de dire des bêtises… ;)<p>> Bonjour...Tirno dit Aiya, moi je dirais plutôt Ayë, mais je n'en suis pas sur.<p>Si tu n’en est pas sûre pourquoi nous donner une réponse qui pourrait être fausse ? T’es tu renseignée un minimum avant d’écrire ?<p>> Au revoir, c'est bien entendu namarië.<p>C’est <i>namárië</i>, plus exactement (l’accent indique une voyelle longue).<p>> En ce qui concerne merci, par élimination, ou conjugaison, on pourrait dire Hannon lle (oui, avec deux L). Remercier se dit hanta en quenya, le conjugaison voudrais que je remercie se dise hannon, je remercie toi...hannon lle, donc merci.<p>Hé non… Le quenya <i>hanta-</i> ne signifie pas « remercier » comme nous l’apprend le n° 43 de Vinyar Tengwar contenant le Pater Noster en quenya (ce numéro cite une note datant des années 70 qui nous dit que la racine √<i>han</i> signifie « ajouter, accroître, augmenter, honorer » et <i>hanta-</i> devrait donc plutôt signifier *« rendre grâce, faire honneur », la terminaison <i>-ta</i> ayant souvent un sens causatif en quenya).<p>De plus, nous ne connaissons pas la forme sindarine équivalente à <i>hanta-</i> (lui-même n’étant pas directement attesté mais déduit à partir de <i>Eruhantalë</i> et de la racine √<i>han</i>), nous ne pouvons donc pas conjuguer ce verbe.<p>> Je le traduit comme ça, cela n'engage que moi, si vous avez mieux, n'hésitez pas. Merci:-)))<p><u>On ne sait pas</u> comment traduire « merci », que ce soit en quenya ou en sindarin.<p>Je ne veux pas paraître méchant ou aigri, mais les langues inventées de Tolkien sont un domaine d’étude sérieux et complexe. La situation est rendue difficile de part la dualité de ces langues qui ont une histoire interne (au sein du légendaire) et externe (elles ont évolué constamment au cours de la vie de Tolkien). <p>La plupart des étudiants adoptent une attitude prescriptive ayant pour but de donner une langue utilisable. C’est une approche qui est plus ou moins vouée à l’échec, à moins d’être très méthodique et d’avoir une approche scientifique et rigoureuse (ce qui n’est pas le cas de Helge Fauskanger). Une approche descriptive est à mon avis bien plus appropriée et réaliste, puisque la publication régulière d'inédits vient régulièrement ébranler les théories plus anciennes, voire ce que nous prenions pour des certitudes (le Pater Noster en sindarin a littéralement bouleversé notre conception de cette langue et les belles théories de H.K. Fauskanger).<p>Quoi qu’il en soit, nous devrons encore attendre la publication de tous les inédits de Tolkien avant de pouvoir discuter du choix de la validité de telle ou telle pièce du puzzle au sein du motif général, en considérant la date de publication et sa position par rapport au reste du corpus.

