17-03-2004, 00:44
Bonjour à toutes et à tous.<p>Quelques considérations personnelles qu’il ne faut pas prendre comme un jugement de valeur, mais tout au plus comme un témoignage.<p>Depuis toujours, et en particulier dans mon jeune age sur les bancs d’école, je suis fâché avec l’apprentissage des langues étrangères, et il fut un temps où il m’arrivait de considérer qu’il aurait été plus commode d’être dans un monde ou toute l’humanité ne parle qu’un seul et unique langage (quel qu’il soit). J’ai fini par reconnaître depuis, l’importance culturelle de la diversité des langues dans le monde, même si cette reconnaissance reste chez moi d’ordre purement intellectuelle.<p>Sans nier l’importance objective des langues dans l’œuvre et la vie de J.R.R. Tolkien, j’avoue que tout ce qui touche au domaine de ses langues imaginaires dans ses écrits est la partie à laquelle je suis le moins sensible : Dans ma perception personnelle, j’intègre les éléments de langage elfique ( ou nain, ou autre … ) comme un élément du décor, un accessoire d’illustration anecdotique .<p>Aussi, cela me laisse t’il rêveur de constater chez autrui le désir d’apprendre les langues elfiques ( ou naines, ou autre … ). Très prosaïquement, mon étonnement m’amène à penser : A quoi cela peut-il servir ?<br>De ma fenêtre, même si je conçois qu’il en est différemment pour d’autres, je me dis :<br>C’est déjà assez difficile d’apprendre une langue réelle ( « utile » ) , alors quel intérêt peut-il y avoir à s’emm…. à apprendre une langue imaginaire ?! Quelle utilité ? <p>En disant cela, je sais que la vie n’est heureusement pas faite que d’actes utiles, et qu’il est sain de s’épanouir dans le plaisir d’accomplissement d’actes gratuits. Aussi je ne nie pas le plaisir qu’il peut y avoir pour d’autres que moi dans l’étude des langues imaginaires de Tolkien. Je ne fais que livrer des considérations qui ne se rapportent qu’à moi-même. <p>Quitte à devoir apprendre une langue, retravailler mon anglais qui est resté à un faible niveau scolaire, me semblerait à priori plus prioritaire, que d’apprendre le Quenya ou le Sindarin, pour autant que je sois prêt à 42 ans, à en faire l’effort. Ne serais ce que parce que la maîtrise de l’anglais, me donnerais accès à l’œuvre de Tolkien en version originale, et en particulier à ses œuvres encore non traduites ( HoME, sweet HoME, rivages inaccessibles … (soupirs) )<p>( Et l’apprentissage du malgache aurait aussi la priorité sur le Quenya ou le Sindarin, pour pouvoir suivre les conversations familiales dans ma belle-famille, sans qu’on soit obligé de me traduire ce qui se dit )<p> Une interrogation, en guise de conclusion :<p>Y en a t’il parmi vous, qui ont fait l’expérience suivante, en partant d’un faible niveau d’anglais, d’améliorer celui ci par la simple lecture en V.O. des œuvres de Tolkien ; aidés dans cette entreprise par la connaissance familière qu’ils ont pu acquérir auparavant dans la lecture en version traduite de ces mêmes œuvres ?<p>Est-il illusoire d’imaginer que parce qu’on est familier des récits qui se passent en terre du milieu, on aura plus de facilité à décrypter par exemple Bilbo le Hobbit en anglais, et améliorer peu à peu son niveau, pour pouvoir passer progressivement à d’autres œuvres de Tolkien; sans qu’il soit nécéssaire de s’inscrire à des cours de remise à niveau en anglais ( facheuse option que je souhaite éviter ) ?<p>Merci de me livrer vos expériences personnelles, vos propres témoignages, en me faisant part des difficultés ou des succès que vous avez pu rencontrer .<p>Chaleureusement votre<p>Philippe.<br>

