19-07-2004, 18:25
Woaw, qu'est-ce qui s'est passé, j'attends un peu, je tourne le dos, et de retour, une dissertation sur les Hauts des Galgals ;-)<br>Merci énormément à tous :-))<p>L'idée de benilbo reprise et complétée par de Bertrand m'intéresse énormément : La terre des têtes rouges :-)<p>Il se trouve que plusieurs indices entoure ces terres d'une connotation celtique (oui, bon, pour certains, ce sera comme la déocuverte de l'eau chaude, mais pas pour moi ;-))<br>Et j'en cherchais uin du côté des langues.<br>Yeats, dans ses textes de "jeunesse" (il n'avait pas encore 27 ans) a rassemblés de nombreuses traditions celtiques. régulièrement, la "chevelure rouge" (red haired woman/man) apparaît.<br>yeats en a fait un de ses personnages : "hanrahan le Roux" (Red Hanrahan dans "Les Histoires de Hanrahan le Roux")<br>Lequel Hanrahan le Roux mourra après avoir gravit un colline plutôt que de la contourner, après avoir été possédé par un esprit qui revit la plus terrible épreuve de sa vie tout comme Merry est possédé par l'esprit d'un roi, après avoir été attiré par des voix, des bras et des mains dans l'Autre Monde.<br>Or les Hauts des Galgals = Tyrn Gorthad appartenaient au royaume de Cardolan = Royaume des Têtes Rouges...<p>(Sur la confusion tête/chevelure, on peut envoyer à un texte irlandais du XVIIIème siècle où Niamh s’appelait Niamh Chinn Óir, c’est-à-dire Niamh à la chevelure/tête d’or si j'en crois mon dictionnaire de mythologie celtique qui traduit par "with Golden Head/Hair")
Yeats fait également référence à un certain « Red Ahod of Cnocna-Sidhe » [dans <i>The crucifixion of the outcast</i>]<br>Or Áed Ruad = Áedh/Aodh Ruadh = Ir. Red Áed est un roi qui fut le père de Macha, fondateur d’Emain Macha ; selon les annales, il régna sur l’Irlande pendant une période de 7 ans correspondant au premier tier d’un règne de 21 ans qu’il avait accepté de partager équitablement (7x3) avec les membres de sa famille (parfois des frères, parfois des cousins), Cimbáeth (=Cimbaoth = Kimbay) et Díthorba (=Dithurba). 7 magiciens, 7 poètes et 7 seigneurs d’Ulster veillèrent à ce que cet accord soit respecté.<br>de plus, Cnoc na Sídha = “hills of the faeries”
Cardolan qui correspondait au tiers d'un royaume (Arnor) partagé entre trois frères.<br>Le partage d'un royaume entre trois frères...<br>Tolkien le fait dans l'espace et un des trois royaumes est celui des "têtes rouges".<br>La mythologie celtique elle fait le partage dans le temps avec l'Ulster et un des trois rois est un "tête rouge".
Autre remarque, mais je l'écris « avec crainte et tremblement », car je m'engage sur certains points dans un domaine qui m'est inconnu, celui des langues (et en plus, c’est une démarche externiste, ça ne va pas plaire à Jérôme ;-)) :<br>En iralndais, la terre se dit par le préfixe <b>Tír-</b> , et en anglais on rencontre le suffixe <b>Tyr-</b>.<br>Ainsi, la plus connues des terres de l’Autre Monde est <b>Tír-na-n-Óg</b> est « la terre de la jeunesse » ou encore « terre des éternellement jeunes ». <br>C’est la terre où Oisín passe 300 ans avec la belle Niamh à la chevelure dorée avant de revenir sur la terre des hommes, pensant n’avoir passé qu’un jour dans le royaume des Tuatha Dé Danann, et de supporter en un instant la vieillesse le rattraper. C’est aussi la terre que visite Bran dans le <i>Imram brain</I> (Voyage de Bran), qui a donné le <i>Voyage de saint Brendan</I>, deux textes que Tolkien connaissait très bien puisqu’il a écrit le poème « Imram » sur le même sujet.<br>Il se trouve que dans un poème de Yeats, Oisin rencontre Niamh auprès « des tertre des Firbolgs » (<i>burial-mounds</I>), « à la colline herbue surmontée d’un cairn » (<i>grassy hill</I>) :
[citation]And passing the Firbolgs’ <u>burial-mounds</u>,<br>Came to the cairn-heaped <u>grassy hill</u>,<br>Where passionate maeve is <u>stony-still</u>[/citation]
Ce qui me rappelle comme quelque chose :
[citation=SdA {p. 161}]The wind began to hiss over <u>the grass</u>. (…) which <u>he must have climbed</u> from the north <small>[normal][souvenez vous de la fin de Red Hanrahan !][/normal]</small>. Out of the east the biting wind was blowing. To his right there loomed against the westward stars a dark black shape. <u>A great barrow</u> stood there.[/citation]
Plus loin Frodon est effrayé. Pourquoi ?<br>Parce que [emphase]« At first Frodo felt as if he had indeed been <u>turned into stone</u> by the incantation. »[/emphase]<br>Il a tellement peur qu’il pense fuir en abandonnant ses amis : [emphase]« He thought of himself running free over <i>the grass</i> »[/emphase] {163} Et après la libération grâce à Tom :
[citation={165}]'Let us get out on to clean <u>grass</u>! You must help me bear them.'<br>Together they carried out Merry, Pippin, and Sam. As Frodo left the <u>barrow</u> (…)<br>There he stood, with his hat in his hand and the wind in his hair, and looked down upon the three hobbits, that had been laid on thei backs upon <u>the grass</u> at the west side of <u>the mound</U>.[/citation]
L’herbe de Tolkien est « propre » (<i>clean grass</I>), mais il existe des terres irlandaises dangereuses car couverte d’une herbe qui, si on s’y couche, donne un faim insatiable lorsqu’on s’en relève. Il s’agit de la <i>féar gortach</i> ou encore la <i>fód gortach</i>.<br>Se pourrait-il alors que Tyrn Gorthad soit un clin d’œil à une construction du genre « terre de la faim / terre de l’affamé » (du genre *Tír-na-Gortach ?) ?<br>Un tel clin d’œil ne s’opposerait pas au comportement de l’être des Galgals qui s’apprête à tuer les Hobbits ou bien aux deux métaphore des dents plantées dans l’herbe des collines dans le texte de Tolkien ; la première des références étant liée aux Êtres des Galgal :
[citation={153}]De l'or était entassé sur les catafalques des reines et des rois morts; et des <u>tertres</u> les recouvraient et les portes de pierre étaient closes; et <u>l'herbe</U> poussait sur le tout. (…). Une ombre sortit de sombres endroits au loin, et les ossements s'agitèrent dans les tertres. Des Êtres de Galgals errèrent dans les creux avec un cliquetis d'anneaux sur des doigts froids et de chaînes d'or dans le vent. <u>Des cercles de pierres grimaçaient de la terre comme <b>des dents brisées</b> dans le clair de lune.</U>[/citation]
[citation={158-9}]it was a country of grass and short springy turf (…)<br>(…) and all those hills were crowned with green mounds, and on some were standing stones, pointing upwards like jagged teeth out of green gums.[/citation]
Sosryko
Yeats fait également référence à un certain « Red Ahod of Cnocna-Sidhe » [dans <i>The crucifixion of the outcast</i>]<br>Or Áed Ruad = Áedh/Aodh Ruadh = Ir. Red Áed est un roi qui fut le père de Macha, fondateur d’Emain Macha ; selon les annales, il régna sur l’Irlande pendant une période de 7 ans correspondant au premier tier d’un règne de 21 ans qu’il avait accepté de partager équitablement (7x3) avec les membres de sa famille (parfois des frères, parfois des cousins), Cimbáeth (=Cimbaoth = Kimbay) et Díthorba (=Dithurba). 7 magiciens, 7 poètes et 7 seigneurs d’Ulster veillèrent à ce que cet accord soit respecté.<br>de plus, Cnoc na Sídha = “hills of the faeries”
Cardolan qui correspondait au tiers d'un royaume (Arnor) partagé entre trois frères.<br>Le partage d'un royaume entre trois frères...<br>Tolkien le fait dans l'espace et un des trois royaumes est celui des "têtes rouges".<br>La mythologie celtique elle fait le partage dans le temps avec l'Ulster et un des trois rois est un "tête rouge".
Autre remarque, mais je l'écris « avec crainte et tremblement », car je m'engage sur certains points dans un domaine qui m'est inconnu, celui des langues (et en plus, c’est une démarche externiste, ça ne va pas plaire à Jérôme ;-)) :<br>En iralndais, la terre se dit par le préfixe <b>Tír-</b> , et en anglais on rencontre le suffixe <b>Tyr-</b>.<br>Ainsi, la plus connues des terres de l’Autre Monde est <b>Tír-na-n-Óg</b> est « la terre de la jeunesse » ou encore « terre des éternellement jeunes ». <br>C’est la terre où Oisín passe 300 ans avec la belle Niamh à la chevelure dorée avant de revenir sur la terre des hommes, pensant n’avoir passé qu’un jour dans le royaume des Tuatha Dé Danann, et de supporter en un instant la vieillesse le rattraper. C’est aussi la terre que visite Bran dans le <i>Imram brain</I> (Voyage de Bran), qui a donné le <i>Voyage de saint Brendan</I>, deux textes que Tolkien connaissait très bien puisqu’il a écrit le poème « Imram » sur le même sujet.<br>Il se trouve que dans un poème de Yeats, Oisin rencontre Niamh auprès « des tertre des Firbolgs » (<i>burial-mounds</I>), « à la colline herbue surmontée d’un cairn » (<i>grassy hill</I>) :
[citation]And passing the Firbolgs’ <u>burial-mounds</u>,<br>Came to the cairn-heaped <u>grassy hill</u>,<br>Where passionate maeve is <u>stony-still</u>[/citation]
Ce qui me rappelle comme quelque chose :
[citation=SdA {p. 161}]The wind began to hiss over <u>the grass</u>. (…) which <u>he must have climbed</u> from the north <small>[normal][souvenez vous de la fin de Red Hanrahan !][/normal]</small>. Out of the east the biting wind was blowing. To his right there loomed against the westward stars a dark black shape. <u>A great barrow</u> stood there.[/citation]
Plus loin Frodon est effrayé. Pourquoi ?<br>Parce que [emphase]« At first Frodo felt as if he had indeed been <u>turned into stone</u> by the incantation. »[/emphase]<br>Il a tellement peur qu’il pense fuir en abandonnant ses amis : [emphase]« He thought of himself running free over <i>the grass</i> »[/emphase] {163} Et après la libération grâce à Tom :
[citation={165}]'Let us get out on to clean <u>grass</u>! You must help me bear them.'<br>Together they carried out Merry, Pippin, and Sam. As Frodo left the <u>barrow</u> (…)<br>There he stood, with his hat in his hand and the wind in his hair, and looked down upon the three hobbits, that had been laid on thei backs upon <u>the grass</u> at the west side of <u>the mound</U>.[/citation]
L’herbe de Tolkien est « propre » (<i>clean grass</I>), mais il existe des terres irlandaises dangereuses car couverte d’une herbe qui, si on s’y couche, donne un faim insatiable lorsqu’on s’en relève. Il s’agit de la <i>féar gortach</i> ou encore la <i>fód gortach</i>.<br>Se pourrait-il alors que Tyrn Gorthad soit un clin d’œil à une construction du genre « terre de la faim / terre de l’affamé » (du genre *Tír-na-Gortach ?) ?<br>Un tel clin d’œil ne s’opposerait pas au comportement de l’être des Galgals qui s’apprête à tuer les Hobbits ou bien aux deux métaphore des dents plantées dans l’herbe des collines dans le texte de Tolkien ; la première des références étant liée aux Êtres des Galgal :
[citation={153}]De l'or était entassé sur les catafalques des reines et des rois morts; et des <u>tertres</u> les recouvraient et les portes de pierre étaient closes; et <u>l'herbe</U> poussait sur le tout. (…). Une ombre sortit de sombres endroits au loin, et les ossements s'agitèrent dans les tertres. Des Êtres de Galgals errèrent dans les creux avec un cliquetis d'anneaux sur des doigts froids et de chaînes d'or dans le vent. <u>Des cercles de pierres grimaçaient de la terre comme <b>des dents brisées</b> dans le clair de lune.</U>[/citation]
[citation={158-9}]it was a country of grass and short springy turf (…)<br>(…) and all those hills were crowned with green mounds, and on some were standing stones, pointing upwards like jagged teeth out of green gums.[/citation]
Sosryko

