13-06-2005, 22:59
Pour la syntaxe, dans ce cas je pense qu'il est plus probable que <i>pen</i> suive le verbe : Tolkien note dans Q & E (XI:376) qu'il était habituellement enclitique, c'est à dire qu'accentuellement il se rattachait au mot précédent... ce qui implique qu'il y en ait un. Il s'ensuit qu'un enclitique ne peut pas commencer une phrase. Didier pourrait peut-être nous donner quelques exemples grecs à ce sujet ;-P<p>Pour la possible lénition, je ne sais pas. Mais on est dans un cas où elle pourrait faire toute la différence entre un sujet et un objet, si la théorie de la lénition comme marque de l'objet d'un verbe conjuqué tient la route (je regrette de ne pas avoir le temps de me repencher sur la question). Ici, on souhaite un sujet - donc une mutation serait assez "malvenue" d'un point de vue... disons fonctionnaliste de comptoir ;-) Mais de là à être sûr de quoi que ce soit...<p>Il ne serait pas impossible que les pronoms personnels aient un comportement particulier en mutation. On se pose déjà des question sur la mutation des pronoms noldorins en h- dérivés d'une racine en s- et pourtant répertoriés avec un h- dans les Etym, ce qui peut faire penser à une lénition permanente. Et... on a aussi ce genre de choses en gallois ; par exemple le 1re pers. du sg. est étymologiquement <i>mi</i>, mais en fait on ne la trouve ainsi que dans la locution <i>i mi</i> "à moi", sinon c'est la forme adoucie <i>fi</i> ou une forme abrégée <i>i</i> qui s'emploie.<p>Encore une fois, le domaine est vraiment... brumeux justement.

