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L'écriture à la fin du 3è âge.
#5
> D'ailleurs, historiquement, l'introduction des voyelles par les grecs est plus anciennement attestée que le développement des abugidas, je crois.<p>D'autant plus que les grecs ont recyclé des signes correspondant à des consonnes du phénicien que la langue grecque ne connaissait pas, alors que les langues sémitiques (phénicien, hébreu, arabe) se sont longtemps contenté de notations strictement consonantiques (qui convient à la structure et au foncionnement de ces langues, basées sur des racines consonantiques). <p>> Il est effectivement assez clair que Tolkien a donné à l'évolution des écritures elfiques un développement assez proche des alphabets de notre monde primaire.<p>Oui et non ! On peut observer dans l'invention de l'écriture chez les grandes civilisations (Sumer, Egypte, Chine antiques, Mayas) une tendance évolutive qui va du figuratif à l'abstrait, du symbolique au conventionnel : dessins, idéogrammes (écritures idéographiques) > idéogrammes + phonogramme (écritures mixtes : idéogrammes + clés) > phonogrammes (écriture syllabique et alphabétique). On note aussi que certaines civilisation ne sont pas allées au bout de cette évolution (c'est le cas de l'écriture chinoise qui est mixte, basée sur des idéogrammes précisés par des clés). <p>Or, s'il apparaît clairement que Tolkien s'est longuement penché sur la naissance du langage au sein de son monde fictif, une évolution de l'écriture comparable à celle des systèmes de notre monde est absente : l'écriture est une invention individuelle, qui apparaît "toute faite", déjà élaborée au stade de la notation phonétique (donc conventionnelle ou arbitraire, même si l'organisation des tengwar en "séries" peut apparaître comme plus "motivée" qu'un simple alphabet). <p>Sébastien.
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