02-04-2010, 08:35
<SMALL>Je n'irai pas prétendre au titre de linguiste (<i>lambendil</i>, tout au plus), mais il m'arrive aussi de passer par JRRVF.</SMALL><p>Pour moi, l'App. E a toujours été très clair concernant HY = [hj]. Quant au HT, je comprends en effet que les deux prononciations [ç] et [x] sont possibles (le tengwa <i>harma</i> a de toute façon vu sa prononciation changer considérablement au cours du temps).<p>Pour comprendre l'origine des diphtongues, il faut absolument lire le PE 18, p. 60. Tolkien explique qu'il n'existait en fait que deux diphtongues primaires en quendien primitif, <i>ai</i> et <i>au</i>, qui sont des formes « dynamiques » des <i>sundómar</i> (voyelles racines) <i>i</i> et <i>u</i>, respectivement (ces deux voyelles pouvant être longues ou courtes).<p>Il existait aussi des diphtongues secondaires « seulement produites au cours du processus de formation des mots : (a) par coalescence de <i>e, a, o, u</i> avec un <i>ī̆</i> les suivant ou avec <i>i̯</i> dérivant d'un <i>y</i> consonantique (suivi par une consonne ou à la fin d'un mot) ; (b) de façon similaire par la coalescence de <i>i, e, a, o</i> avec <i>ū̆</i> ou <i>u̯</i> dérivé de <i>w</i>. »<p>Ces diphtongues secondaires étaient :<br>- <i>ei, ai, oi, ui</i><br>- <i>ou, au, eu, iu</i><p>À mon sens, il ne faut donc pas s'étonner si certaines diphtongues tendent à apparaître ou disparaître, puisque les processus de formation des mots en quenya et sindarin archaïque peuvent mettre en contact des voyelles différentes.<p>Finalement, pour <i>ae</i>, je pense qu'elle se prononce de la même façon qu'en vieil-anglais, donc [æ].<p>Spécifiquement pour le sindarin <i>ei, ai</i> et <i>oe</i> existaient au cours des étapes anciennes de la langue, mais semblent avoir disparu au TA (bien qu'on puisse les retrouver dans des noms archaïques, comme <i>Nirnaeth <b>Arnoediad</b></i>, ou <i>Dairon</i> > <i>Daeron</i>).

