Attention à ne pas commettre une confusion : Thierry Cailleteau (n') est (que) le traducteur de l'adaptation faite par Charles Dixon et Sean Deming (à ne pas oublier). Ce n'est pas donc une nouvelle traduction du _Hobbit_, mais seulement de la B.D. (même si elle reprend de nombreux passages). Il a d'ailleurs parfois oublié de faire son travail car, si Bilbo s'appelle Sacquet la plupart du temps, il retrouve son nom d'origine Baggins (que Ledoux n'avait pas traduit dans _Bilbo le Hobbit_, contrairement au SdA) p. 9 dernière vignette.
En outre, le choix de franciser les termes anglais au lieu de les traduire est en effet très discutable. Les noms de lieu perdent toute signification (ce qui va à l'encontre de l'une des principales préoccupations de Tolkien).
Il faudrait comparer avec la BD en anglais pour voir l'importance du travail d'adaptation de Dixon & Deming. Quelqu'un l'a-t-il en sa possession ?
Comme le faisait remarquer Cédric, les coquilles sont nombreuses (l'épée de Thorin (p. 92, vignette 5), par exemple, devient "Orchrist", ce qui lui donne un parfum de croisade...).
Quant au travail de Wenzel, il est variable. J'apprécie les grandes planches, mais je trouve qu'il ne sait pas créer une harmonie dès qu'une planche possède plus de trois ou quatre vignettes. Certes, l'importance du texte constitue un obstacle à l'équilibre de l'ensemble, mais les dessins manquent de relief.
Parmi les quelques inexactitudes, mentionnons celle de la clé accompagnant la carte de Thror : sa représentation diffère entre la p. 10 (dernière vignette) et la p. 98 (dernière vignette).
Pour conclure, je rejoins Cédric sur l'appréciation d'ensemble : c'est une BD plutôt agréable, qui ne constitue pas pour autant - comme voudrait l'espérer l'éditeur - "une merveilleuse redécouverte".
Sébastien

