La critique de Daniel Coulombe ne me choque pas vraiment. J'admets que certaines affirmations faciles lâchées par Coulombe font presque grincer les crocs du grand défenseur du Hobbit que je suis (comme la taille des personnages ou leur préoccupations alimentaires constantes un peu plus et il nous sortait une allégorie sur les couches-culottes), mais l'auteur ne manque pourtant pas de souligner (succintement, il est vrai) la richesse du vocabulaire inhabituelle pour un livre d'enfants, la longueur du récit et les « situations morales complexes et destinées à de jeunes adultes ».
Mon principal point de désaccord avec Coulombe est sa critique du style narratif de Tolkien. Il voit dans les interventions du narrateur des intrusions impromptues là où, moi, j'entends les paroles d'un vieil homme relatant un des nombreux épisodes du Légendaire sous la forme d'un conte oral populaire. C'est un style narratif qui se défend et qui ajoute à la grande diversité des styles employés par Tolkien dans le reste de son oeuvre.
Pat

