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'Vrai Journal' et 'Synopsis' : Sourire et Consternation
#1
Je viens de me procurer le Vrai Journal n°16, Décembre 2001, ainsi que le Synopsis n°16 itou, novembre-décembre 2001, tous deux actuellement disponibles en kiosque.

Le premier contient un article de Loic Houdoy "La confrérie des fous de Tolkien", dans la rubrique "vrais gens". On y trouve les impressions que le journaliste a pu recueillir de vive voix auprès de Necsipaal et Sébastien (site www.numenoreen.com), Mathias Daval (association Tolkien & Co), Vincent Ferré (auteur de Sur les rivages de la Terre du Milieu) et moi-même, Didier Willis (pour l'association La Compagnie de la Comté et pour le site www.jrrvf.com).

Si l'article prête parfois à quelques sourires dans sa formulation goguenarde (saluons la "brunette au cheveux longs" ;) et ne retranscrit pas toujours avec une exactitude parfaite la teneur des positions de chacun, j'ai étré agréablement rassuré (quant à la teneur que le Vrai Journal aurait pu donner à une passion que d'autres qualifieraient de lubie) et de bonne facture. Qu'il soit donc remercié à Loïc d'avoir su nous écouter et pour avoir donné dans son article une vision de Tolkien faisant défaut à bien d'autres médias.

Voilà pour le "Sourire".

D'autres médias, justement, et d'autres procédés... Dans son article "Le Seigneur des Anneaux ou la saga des mythes" pour Synopsis, Stéphanie Tchou Cotta dresse une comparaison point à point des grands motifs mythiques jalonnant l'oeuvre de Tolkien (Eddas, Kalevala, etc.). En découvrant ce long abécédaire, je fus d'abord un peu étonné, dès les premières pages, d'y retrouvrer, pour une formulation que ma mémoire semblait avoir retenue, des points que Cédric Fockeu (site www.jrrvf.com) avait déjà évoqué dans ses articles en ligne. Je n'ai pas poussé la comparaison bien loin, et je ne sais jusqu'où elle est justifié. Les bonnes fées font parfois que les bonnes idées se rejoignent, diront-nous alors... Toujours est-il que mon étonnement alla en s'acroissant quand je découvris au fil de ma lecture deux notes tirant directement parti de mes propres articles pour mon site Hiswelókë et mon fanzine éponyme (move.to/hisweloke). Dans "L comme language", Stéphanie Tchou Cotta arrive à citer exactement les mêmes sources pour l'étymologie de noms comme Eärendil et Myrkwood que mon "L'origine de quelques noms utilés par Tolkien", Hiswelókë n°3, pp. 61-62 (ré-impression d'avril 2000), dans des termes très semblabes. Sur un si bref article basé essentiellement sur des références à d'autres ouvrage, il se peut certes que l'auteur ait eu, par coincidence chanceuse, exactement les mêmes sources que moi, et je n'irai donc pas jusqu'à l'accuser de quelque méfait douteux. Passons encore, donc, je suis bon joueur... Mais il en va clairement moins de même avec son "S comme Sauron" abordant l'originale thématique de l'archétype du "dieur lieur" dumézilien. Non seulement cette section suit exactement le même plan et la même argumentation au plus petit détail que mon "Sauron, L'Anneau et le symbolisme du Dieu Lieur", Hiswelókë n°3 toujours, pp. 55-59, soit par reformulation stylistique à peine détournée (ainsi tout le corps de cette section), soit même dans la teneur des conclusions personnelles (ainsi la nuance finale sur la caractère strictement maléfique de Sauron par rapport au Dieu Lieur). Me voilà un rien étonné que l'on puisse arriver ici aux limites de ce qui pourrait sembler, bizarrement, évoquer un plagiat, si j'avais la susceptibilité et la méfiance de croire qu'une telle chose puisse être possible.

Il se trouve que je peux faire preuve de l'antériorité de mon article par rapport à ce volume de la revue Synopsis, ayant déposé numériquement mes fanzines auprès de l'IDDN, cet été -- mieux vallait tard que jamais, semble-t-il. Il me semble donc, par pur principe (car c'est très mal de piller l'internet en espérant passer inaperçu!), que je vais de ce pas sommer Synopsis par recommendé de me donner son avis sur ces étranges ressemblances. Sans arrière pensée bien sûr, mais tout à la joie de découvrir une journaliste qui semble avoir exactement les même idées que moi... Je plaisante... Le code de la propriété intellectuelle et la déontologie ne semblent pas gêner certains journalistes, et c'est bien fâcheux. Combien touche-t'on par signe, à tout hasard, quand on publie ce genre d'article? Ahem... Et quelqu'un a-t-il la moindre idée de la défendabilité légale de la chose? Merci d'avance.

En attendant, n'allez pas vous embarrasser à dépenser vos deniers pour ce n° de Synopsis. Quoiqu'il en soit de sa légétimité et de mon étonnement consterné, peut-être abusif, il n'y a rien dedans que vous ne trouverez pas déjà gratuitement sur internet. Alors bon...

Didier.
Beware of the Dragon, my king, for when he comes, the wicked and malevolent worm, blood will stain the floor of your halls.

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