Je vais donc tenter de recoller les morceaux car je crois que chacun voit le mal là où il n’y en a pas !
Vinyamar : ton message est peut-être un chouïa abrupt… J’ai moi-même assez mal digéré la phrase suivante qui m’était adressée :
« il me semble donc que je comprend ou refuse les arguments du livre à l'inverse de toi, ce qui ne signifie certainement pas que le livre sera déplaisant. »
Est-ce que tu veux dire que je n’ai ni compris, ni refusé les arguments d’Irène Fernandez ? Je te trouve bien sévère alors que tu n’as pas lu le livre, il me semble… Maintenant je me suis peut-être mal exprimée : je comprends les arguments de Fernandez mais ne les partage pas forcément, je prend parti en quelque sorte en toute subjectivité comme tu le fais toi-même ! Je le confesse : accorder plus de crédit à l’analogie lembas-hostie qu’aux aspects christiques de Frodo et de Gandalf me paraît douteux surtout après les discussions que nous avons eues sur le forum… Quant au caractère « marial » de Galadriel, je demande à en être convaincue, ne voyant pas d’emblée le rapprochement entre ces deux figures !
Sosryko : personnellement je n’ai pas compris le post de Vinyamar comme une mise en cause de ton travail ! Et s’il ne te suit pas dans tes conclusions, je ne pense pas qu’il te « rabaisse » au rang de ceux qui déforment l’œuvre de Tolkien : je me trompe, Vin’ ? Certes sa formule maladroite (« On peut le prouver pourtant, tout comme on arrive selon moi à prouver le racisme ou d'autres égarement en forçant le texte. ») pourrait prêter à confusion si on ne connaissait le personnage et s’il n’avouait lui-même trouver tes exposés « magnifiques » !
Pour ma part j’ai déjà pardonné à Vinyamar sa formule à l’emporte-pièce et j’espère que le vent soufflera moins fort d’ici peu ou alors qu’il nous emportera tous sur le même bateau vers des rives plus sereines…
>Silmo : « Juste une petite question: est-ce que le Christ n'est pas, lui aussi un héros "incomplet" lorsqu'il finit, à la neuvième heure, par douter. »
Bon voilà justement le type de rapprochement qui n’est, selon moi, pas recevable!
Je m’explique : le Christ n’est, théologiquement parlant, pas un homme mais Dieu qui s’est fait homme et qui partage ainsi notre condition humaine. Il éprouve de fait la souffrance humaine mais aussi la détresse (et non le désespoir) ! La phrase prononcée par Jésus (en Mt 27,46 et en Mc 15,34) est en fait une citation du premier verset du Psaume 22 où la plainte est en fait un appel à la grâce de Dieu, grâce qui triomphe à la fin du poème ! C’est donc l’image d’un Christ souffrant mais non pas vaincu que nous livre l’Evangile puisque qu’il apparaît, après avoir expiré, comme « le fils de Dieu » aux témoins de la scène (Mt 27,54 et Mc 15,39) ! Il n’échoue pas dans sa mission puisque contrairement à la version fantasmée (mais loin d’être inintéressante) de La dernière tentation du Christ, il ne se soustrait pas à l’épreuve et subit sa passion jusqu’au bout !
Bien différent est le destin du hobbit qui faillit à sa mission, non pas désespoir, mais parce qu’il ne peut plus lutter contre le Mal qui le ronge et qui est au-delà de ses forces parce qu’il n’est pas d’essence divine donc pas de taille à lutter !
>CdC : la Bible de Jérusalem me donne tantôt lama (Marc), tantôt lema (Matthieu) : divergence hébreu-araméen ?
NIKITA bien incapable de traduire « rag sameach le koulam » :-((

