Allez vous promener dans les allées des grands libraires, au rayon SF : les tables, autrefois réservées à la SF, sont majoriatairement remplies de romans de fantasy, et illustrent parfaitement la percée des signatures francophones, par exemple : les années 90 sont marquées par le déclin (pour ne pas dire autre chose) d'éditions cultes comme le fleuve noir, et l'émergence sans cesse croissante d'éditeurs : Mnémos, Nestiveqnen, Bragelonne, et dernièrement ISF, pour ne citer qu'eux.
Par ailleurs, et ce n'est pas un hasard, les "à côté" pointent le bout de leur nez, comme les revues : Faeries, il y a deux ans, première revue consacrée à la SF (avec rien moins que deux numéros consacrés à Tolkien d'ailleurs !), et bientôt, la petite soeur de la cultissime revue SF "Galaxie", "Asphodale" revue de fantasy trimestrielle, dont le premier numéro va paraître en octobre. Je ne citerai pas l'attention particulièrement intense (même si maladroite et "inculte") de la presse lors de la sortie du SDA et de Harry Potter. Ce ne sont pas les premiers films à succès sur le genre, mais les premiers à susciter autant d'intérêt... depuis Conan. Que des journaux dits "sérieux" se mettent à chroniquer des livres de fantasy, ou, comme ce fut le cas pour le mien, des organes aussi importants (par rapports à ce dont nous parlons là) que la reuve Inter CDI (revue des libraires et bibliothécaires,et tout particulièrement des CDI : bibliothèques scolaires) prouve la reconnaissance du genre comme littérature à part entière, et pas seulement un filon juteux à la mode.
claire

