Loki, je réagis un peu comme Nikita (connection lyonnaise ? :-) )
Et je crois qu'il faut distinguer deux étapes: avant et après l'arrivée massive de la fantasy.
je suis persudadé que Tolkien, ent ant qu'unique ou rare auteur parlant l'Elfe et d'arbre qui parlent devait être associé à une littérature shakespearrienne ou de conte de fée, mais dans les deux cas à un genre demeuré noble avant 1970 (à ce que je crois, je n'y étais pas moi).
Mais depuis que le genre "fantasy" a été créé, et que Tolkien s'y trouve fourré, c'est toute cette catégorie de la littérature qui, comme dit Nikita, est devenue une sous catégorie, une sous-littérature (et il y a souvent de quoi, comme ces romans roses qu'on vend dans les gares - désolés pour ces demoiselles qui en consomment). Le genre a été sali, abîmé, et Tolkien est passé dans le raz-de marée.
Oui, aujourd'hui, je crois que l'on trouver encore beaucoup de personnes qui admirent Tolkien, mais peu qui oseront le clamer à cause du courant de pensée qui en France devient régulièrement totalitaire (cf. analyse exquise de la revue Spectacle du Monde de Mai au sujet des massives manifs anti Le Pen), c'est à dire une vérité imposé par les pseudo-élites (je suppose que ce sont elles) sans se donner la peine d'y réfléchir.
Il y a bien aujourd'hui un mépris pour le genre. Il l'a mérité, à mon avis, mais pas Tolkien.
Tout le combat, pour moi, consiste à situer Tolkien en dehors de ses minables avatars.

