Ce monde de bipèdes ne cessera de m'étonner - leurs bannières dressées, leurs vertus outragées, leurs luttes stériles. On ne voit jamais que les mêmes serpents qui se mordent la queue. Qu'elles sont lointaines et abruptes, les pentes de l'Hélicon... Et l'Hippocrène qui toujours se tarit...
Las! "Mieux vaut taire sa rune que la couper en son mitan", et je me tairai donc.
Ho Drakôn Omikhlês.
"Tout est mort ! J'ai parcouru les mondes ;
Et j'ai perdu mon vol dans leurs chemins lactés,
Aussi loin que la vie, en ses veines fécondes,
Répand des sables d'or et des flots argentés :
Partout le sol désert côtoyé par des ondes,
Des tourbillons confus d'océans agités...
Un souffle vague émeut les sphères vagabondes,
Mais nul esprit n'existe en ces immensités."

