Vinch'> Là, j’ai du mal à suivre. Si le modérateur est Cédric, alors il me semble difficile de qualifier sa réaction au post d’Edouard d’attaque gratuite. De plus, d’où vient cette information selon laquelle l’intéressé (Edouard ?) a été banni ? Et banni de quoi? Du Forum?
Didier faisait référence au modérateur d'Ardalië (ML que je connais mal). Ce n'est pas demain la veille que Cédric cédera à la facilité de virer quelqu'un, m'est avis.
Vincent> mais je le juge sur ses actes, précisément.
Oui, sur ses actes, tu as jugé la personne. Si Edouard a été méprisant et blessant *, tu as été toi aussi méprisant et blessant à son égard. Comment peut-on reprocher le mépris par le mépris ? l'insulte par l'insulte ? On ne peut aider celui qui faute en commettant une faute à son égard (& cf. Didier citant Nietzche) ; on ne peut sortir quelqu'un de sa faute qu'en posant un regard d'amour fraternel et de pardon sur lui.
* Semprini a réagis à un élément bien particulier de l'intervention d'Edouard :
On a souvent deux grands choix face à un problème : le supprimer ou l'affronter.
Le supprimer, c'est un choix de facilité, plus rapide, plus confortable (car pas de remise en cause personnelle). On n'essaye pas de s'ouvrir à l'autre. On le supprime [nb : ça peut aller jusqu'à la peine de mort et à la "guerre préventive" en passant par la guerre 0 perte :(]. Ce faisant on ne supprime pas le mal, on supprime le problème, la difficulté, et le défi posé (et par la même occasion la personne - qui vaut mieux que ses actes, qui est plus grande que ses actes).
L'affronter, c'est un choix difficile, plus lent (car il construit, et construire va moins vite que détruire) ; plus risqué aussi : on se met en danger car essayer de comprendre l'autre plutôt que le juger nous oblige à s'ouvrir, à s'exposer. On est à peu près sûr d'avoir à payer de sa personne. C'est un choix plus courageux, plus douloureux. Mais c'est le seul qui peut d'un mal faire naître un bien. C'est le seul qui peut briser le cercle vicieux de l'incompréhension, de la rancune, et de la haine.
Jérôme

