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Imaginaire médiéval et mythologique dans l’œuvre de Tolkien - Vos Commentaires
#27
6. Tu as (au moins partiellement) raison. Frodo n'est pas ce qu'on peut appeler un prophète au sens strict,mais de là à dire qu'il se réalise entièrement malgré lui, il y a une marge. Je crois qu'il est intermédiaire entre ces deux statuts - celui qui est choisi mais accompagne ce choix quand il commençe à le comprendre. Mais nous retrouvons ici un très fameux et long débat...-)


7. C'est à cause de sa théorie sur la place de l'artiste (en particulier de l'écrivain de conte de fées): par respect pour la Création divine, il doit avoir conscience que son oeuvre n'est que sub-création - et celle-ci se rélise pleinement en s'écartant (autant que faire se peut) du "monde primaire" pour lui rendre hommage et ne pas confondre les deux niveaux de créations.

L'attitude de Aulë avecles nains est celle de l'artiste qui s'égare puis se rachète - un peu comme Tolkien un peu dérangé de la tournure excessive de son implication interniste (avec le travail des appendices, il considère parfois qu'il prend son jeu trop au sérieux).

Evoquer directement le christianisme dans une oeuvre de fiction, c'est pécher par orgueil car l'incarnation de Dieu est la "grande eucatastrophe" (car réelle) à laquelle aucun cadre fictionel ne peutêtre décemment comparé. Toute cette théorie est clairement développée dans "On Fairy-stories".


8. C'est vrai que Smaug a déjà quelquechose de Glaurung en particulier dans saparole intelligente et mauvaise. Mais ladimension tragique du Ver est tout autre dans le Narn, tout au moins à mes yeux. Cela mériterait un débat et un argumentation sur un fuseau spécifique - mais je n'aimalheureusement pas de temps pour cela...

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