Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Lire apres Tolkien suite
#11
... car les éditeurs ne prennent pas le risque de le faire, laissant les jeunes maisons d'édition préparer le terrain. Le genre reste peu édité, et les "grosses maisons" ayant les reins assez solides pour rogner sur la marge en publiant peu cher (c'est relatif à la taille aussi, un recueil de poésie ne coûte pas la même chose, côté fabrication, qu'un roman de 500 pages bien présenté (entre tolkienniens, nous savons toutes les deux qu'on aime les livres dotés d'une couverture belle et éloquente...)) bref, ces éditeurs ne se hasardent pas sur la sf ou la fantasy, sauf pour des valeurs ayant fait leurs preuves outre-manche et bénéficiant d'une publicité gratuite...<br>tout ceci semble sordide, car nous parlons de littérature, mais crois-moi, l'envers du décors n'est pas rose ni facile.<br>Par ailleurs, et là je parle en connaissance de cause, le prix du roman n'ets pas un obstacle. Mon premier roman était relativement cher (24 euros) et s'est pourtant très bien vendu. Il y a, tout de même, pas mal de gens qui préfèrent un bon livre à deux autres, bon marché et bien "calibrés"... et à en juger les échos qu'ils m'en ont fait, et les débuts du second tome, ils ne l'ont pas regretté.<br>Ce que je veux dire là, c'est que de nombreux critères autres que la qualité du texte entrent en cause : pour savoir si le roman est bon et te plait, il faut l'avoir lu. Or, pour le lire il faut te le procurer, et c'est là que des critères "matériels" entrent en jeu : le prix, l'aspect du livre (moi j'ai la chance d'avoir un illustrateur illustre, qui m'a ouvert la porte des lecteurs même fauchés) et la volonté des lecteurs de fantasy de lire autre chose que des fac-similés souvent ratés de leurs auteurs-cultes. Le pseudo médiéval fantastique, en tant que décors, fatigue, à la longue, et les quêtes, les héros stéréotypés et creux, pas moins... Ce sentiment de déjà vu - déjà lu - finira par gagner, et les éditeurs pourront prendre le risque de publier davantage en "poche" les auteurs français ou européens, donc moins chers. Dis-toi, Miriel, que si l'on veut avoir de bons livres il faut des éditeurs indépendants. Ceux-là, s'ils se cassent les reins et disparaissent en publiant des ouvrages sans marge de garantie suffisante alors que le lectorat ne veut pas encore suivre massivement, il ne restera que les poches officiels, or, ceux-là ne publient que des best-sellers -même mauvais- anglosaxons. Ils ne font pas un travail d'éditeur, ce sont des boutiquiers.<br>moi, en tant qu'auteur mais aussi en tant que lectrice, je défends la littérature et l'édition. Ce que machin-bidule appelait l'exception-culturelle, grosso modo... Et tout cela, c'est une chaîne fragile, en train de se construire.<br>je te signale que sa frangine, la chaîne "sf" française, s'est brisée depuis quelques mois sinon quelques années, et que les auteurs sont sur le carreau, alors qu'il y en a d'excellent. Il est plus facile pour les éditeurs de publier massivement du greg egan ou de republier (au compte goutte) les grands maîtres américains,...<p>ah la la la la !<p>;-)<br>claire
Reply


Messages In This Thread

Forum Jump:


Users browsing this thread: