Lambertine, tu fais reference au chap 4 du bouquin de Smadja (Mal et Culpabilite ; mythe et deculpabilite). Bon a ce stade le livre est clairement pamphletaire, n'instruit qu'a charge et avec parfois une certaine malhonnete intellectuel. Cependant pour refuter ses idees il faut d'abord les lire.
Par exemple on peut discuter sur (je reprend les citations de Smadja)
Deux Orques, tomberent, decapites. [...] Deux ! dit Gimli carressant sa hache.
- Deux ? reprit Legolas. J'ai fait mieux (...). J'evalue mon compte a une vingtaine au moins.
Et plus tard
Gimli n'avait pas de caseque et sa tete etait enveloppee d'un bandage teint de sang ; mais sa voix etait ferme et sonore.
- 42, Maitre Legolas ! cria-t-il. Et vous ?
- Vous me battez d'un, repondit Legolas
De meme Smadja met en opposition les paroles de Faramir et la description d'un combat.
Faramir:
La guerre doit etre, tant que nous defendons non vies contre un destructeur qui nous deverait tous ; mais je n'aime pas le glaive luisant pour son acuite, ni la flech pour sa rapidite, i le guerrier pour sa gloire. J'aime seulement ce qu'il defendent.
L'entre au combat (vue comme jouissif par Smadja):
Helm pour le Roi Theoden !
Et sur ce cri, le roi vint. SOn cheval etait blanc de neige, cendre etait son bouclier, et sa lance etait longue. A sa droite se trouver Aragorn, l'heritier d'Elendil, et derriere lui chevauchaient les seigneurs de la Maison d'Eorl je Jeune. La lumiere jaillit du ciel. L anuit s'evanuit.
- En avant Eorlingas !
Sur ce cris et dans un grand fracas il chargerent. Ils descendirent des grandes portes en un grondement [...] Ni Orques ni hommes ne leur resistaient. Les ennemis presentaient le dos aux epees et aux lances des cavalier et leur face a la vallee. [...] C'est ainsi que le ROi Theoden se fraya le chemin jusqu'au Grand Fosse. La les rayons de soleil flamboyaient au-dessus des collines de l'est et miroitaient sur leurs lances.
Ou encore l'ambivalance du discour de Pippin:
Tout de meme je voudrais bien que tout cela soit termine en bien comme en mal. Je n'ai rien d'un guerrier et je deteste tout idee de bataille.
Qui se contredit en suite selon Smadja par son admiration de pour les vertus guerrieres.
l'homme d'audace et de jugement rapide sur le champ de bataille (...) Pippin le regarda : grand, fier et noble(..) avec une flamme dans les yeux a la pense du combat.
Mon propos est n'y de resumer entierement le chapitre ni d'essayer de l'analyser, de le critiquer ou de le defendre mais juste de faire remarquer que si on veut discuter des theses de Smadja, il faut la lire et la comprendre. Ou alors on estime que le serieux methodologique de l'ouvrage n'est pas suffissant qu'il s'agit d'un pamphlet et que cela ne vaut pas la peine d'en discuter.
En tout cas, condamner er discuter les conclusions sans connaitre son argumentaire me parait parfaitement vain.
CdC
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