Je ne sais pas si la magnanimité d'Elessar trouve sa source dans la tragédie des fusillés "pour l'exemple". Il se fait simplement que ce passage du SdA m'y a fait immédiatement penser, par opposition. ( et par opposition aussi, Elessar est en première ligne,contrairement aux membres des états-majors dont il est question ici. mais là on est carrément hors sujet )
Theoden : je ne le traite pas de vieux salopard. C'est un vieil homme mal conseillé, qui ne se rend pas compte que son inaction est en train de livrer son pays pieds et poings liés aux troupes de l'Isengard. Il ne s'agit plus de prudence, mais, d'une certaine façon, d'aveuglement et de manque de confiance en lui.Et il ne réagit qu'à la dernière seconde ( la bataille de Helm a lieu, si je ne me trompe pas deux (!) jours seulement après l'intervention de Gandalf auprès du roi ). Theoden aura par la suite une attitude exemplaire, mais il est passé près du pire ( et je ne veux pas dire qu'il aurait été facile à qui que ce soit de se trouver à ce moment-là dans une situation " à la Théoden" )
Quant à la guerre "leurre" ou "diversion" : oui la guerre est avant tout défensive et désespérée, et oui les Capitaines de l'Ouest continuent de se battre alors qu'ils croient que tout est perdu. Mais, militairement parlant, l'attaque des portes du Mordor n'avait aucune chance de réussir, et ne peut s'envisager que comme une maneuvre (désespérée, je le concède ) de diversion de la part des Capitaines de l'Ouest ( qui croient contre tout espoir à la réussite de la mission de leur ami ) conseillés par Gandalf. La victoire ne peut leur être apportée par la guerre. Elle n'est envisageable que dans la mesure ou l'Anneau est détruit.

