Théoden me semble en tout cas moins """"lâche""" - avec beaucoup de guillemets - que Tar-Méneldur (cité plus haut et dont j'avais écorché le nom - Oops) lequel préfère abandonner son trône plutôt que se déterminer à secourir Gil-Galad.
A part ça, je suis d'accord avec toi pour ne pas trop faire de parallèle avec la Seconde Guerre mondiale. Même la référence à Munich ne me semble pas trop fonctionner puisqu'à aucun moment, il n'y a de rencontre "diplomatique" avec l'Ennemi (Certes, Langue de Serpent est un fiefé ambassadeur dans la mesure où il sait négocier avec le roi pour l'empêcher de prendre les armes - comme le voudrait Eomer - mais il n'est pas officiellement le représentant de Saruman).
Si on devait vraiment faire un rapprochement avec la Seconde Guerre Mondiale, Théoden me ferait plutôt penser à Roosvelt : un vieillard impotent qui ne veut pas engager son pays tant que des intérêts vitaux ne sont pas en jeu et qui finit par le faire devant la montée en puissance de son ennemi et dans le respect des traités passés avec ses alliés. NB: sans être menacés d'envahissement, les USA eurent d'ailleurs 2 opposants: Allemagne et Japon, comme le Rohan, potentiellement confronté au Mordor et à l'Isengard.
S'agissant d'Aragorn devant le Moranon, je crois que nous n'arriverons pas à nous convaincre l'un l'autre. Ici aussi, nous n'avons pas la même lecture du roman et nous ne nous sommes pas forgés la même image du personnage. Attention toutefois de ne pas mal interpréter ce que j'ai dis dans mes précédents messages. L'attaque des Capitaines de l'Ouest est une diversion, d'accord, mais ce n'est pas qu'une diversion. Elle est un acte de bravoure désespéré, d'accord aussi, mais elle n'est pas que ça non plus.
Si l'attaque n'était qu'une diversion, Aragorn ne ferait que suivre les plans de Mithrandir sans exercer son rôle de monarque et chef des armées des peuples libres. Or, il se rend au combat, désespérement, comme ses aîeux, Elendil et Isildur - lesquels n'avaient même pas l'espoir d'une diversion hobbitte - parce que (je me répète), chez un roi en Terre du Milieu, plutôt mourir que de ne pas se battre... (Hasta la muerte - No Pasaran)
Silmo

