"Out of doubt , out of dark to the day's raising
I came singing in the sun, sword unsheating.
To hope'send I rode and to heart's breaking :
Now for wrath, now for ruin and a red nightfall "
These staves he [Eomer] spoke, yet he laughed as he said them. For once more lust of battle was on him ; and he was still unscathed,and he was young, and he was a king : the lord of a fell people
Moi quand je lis le récit de la bataille de Pelannor j'ai le cœur qui bondit et j'ai envie de me joindre aux Rohirrim !
Mais tout ce que tu (Lambertine) a dit est évidemment vrai et, CdC, je ne crois pas qu'il y ait ambiguité. Il me semble normal si un écrivain veut parler de la guerre, qu'il parle aussi de cette joie du combat qui existe bel et bien. Tolstoi en parle aussi dans Guerre et Paix et je ne crois pas qu'on puisse l'accuser de faire l'apologie de la guerre. Tolkien nous décrit l'ivresse de la bataille mais il en dit aussi toute l'horreur (pour continuer sur la bataille de Pelannor, il y a évidemment la mort de Theoden et aussi celles de tous les autres que Tolkien prend le temps de citer). Je crois que Tokien choisit nettement son camp quand il oppose Boromir ( we now love war and valour as things good in themselves, both a sport and an end (…) we esteem a warrior above men of other crafts. So even was my brother Boromir ), et Faramir (I do not love the brigth sword for its brightness nor the warrior for its glory).
A propos de l'influence qu'à pu avoir sur l'œuvre de Tolkien son expérience de soldat, je me demande si les cadavres pourrissants des marais des morts (c'est un passage que je trouve très marquant) ne sont pas une réminiscence de la guerre des tranchées. Je crois qu'il arrivait qu'en creusant de nouvelles tranchées on tombe sur les cadavres de soldats enterrés là auparavant (ce qui doit être assez traumatisant comme expérience).
Beruthiel

