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Isabelle, l'anneau et la guerre
#13

Beruthiel:

Moi quand je lis le récit de la bataille de Pelannor j'ai le cœur qui bondit et j'ai envie de me joindre aux Rohirrim !

Bon on est d'accord la dessus.
Je ne vois pas pourquoi tu ne veux pas voir une contradiction ou du moins une ambivalance entre cette joie du combat et les condamnation de la guerre de Faramir ou de Pippin ? (l'existence d'une telle ambiguite ne voudrait pas dire que Tolkien fasse l'apologie de la guerre).

Je ferrais remarquer que pour les grecs ce que tu appelle la joie du combat s'appelle ivresse du champs de bataille, soif de sang, est associee a Ares et donne dans un registre tres negatif. Voila le debut de ce que dit mon Bailly sur lui:

Ares, le Tueur [..] est tres mal fame dans l'Iliade ou Zeus declare que ce fils lui est "le plus odieux de tous les immortels qui habittent l'Olympe", Hera s'indigne aussi contre lui et Athena n'aime guere ce "fou" en qui elle voit le mal incarne. Seule Aphrodite temoigne quelques bienveillance a ce "bon frere" avec qui d'autres traditions la mettent en rapport ou d'epouse. Ares est ivre de carnage , buveur de sang, fleau des hommes. [...]

Bref, pour les grecs, Ares est "le dieu a qui tout honneur est refuse parmis les dieux" (Eschyle), ce n'est pas le cas dans le SdA.

Ceci dit quand je dis le debut de "Voyage au bout de la nuit", ou simplement "A l'ouest rien de nouveau", je ne vois de joie du combat nul part. Peux tu etre plus specifique concerant Tolstoi ?

CdC

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