Tolkien a connu la guerre. Il y a perdu ses meilleurs amis. Et la guerre 14-18, ce nétaient pas seulement des combats parfois très rudes et souvents inutiles et désespérés. C'était aussi le froid, la faim, l'attente, la crasse. Mais aussi l'amitié, la fraternité des armes. Et parfois, l'exaltation dans le combat, parce que si cette exaltation n'était pas-là, il n'y aurait pas de combat. On ne peut pas toujours faire la guerre en première ligne sans celà. Personne ne tiendrait le coup sinon.
Et il y a tout celà dans le Seigneur. La fatigue aussi, qui fait que l'on ne ressent plus ni la joie, ni la peine, ni même la douleur. La détresse et la détermination du "commando" infiltré derrière les lignes ennemies qui sait que s'il échoue - à détruire l'Anneau ou à ouvrir des écluses - tout sera perdu. Le désespoir presque "anesthésiant tout sentiment" des combattants qui sont certains que leur ami a échoué - et que tout est perdu - et qui se battent quand même. Et la question - inévitable - qui pour moi est une des interprétations que je donne à l'Anneau : jusqu'où peut-on aller trop loin ?
Car Tolkien savait que dans tous les camps, dans toutes les armées,dans toutes les guerres, on va trop loin. Certains, parfois plus que d'autres.
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Isabelle, l'anneau et la guerre
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07-03-2003, 11:02
Pour revenir au HS dont il a été un peu question ici - à savoir les fusillés pour l'exemple - j'ai revu hier soir sur Arte les " Sentiers de la Gloire" de Kubrick. On peu penser ce film caricatural. Je crois que s'il n'avait été qu'une carricature, il n'aurait pas été interdit aussi longtemps. Et je crois aussi que les soldats alliés - comme Tolkien - ont eu vent - et même plus que celà - de ce type d'événements.
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