-2) les seules allusions à l'apologie du massacre,on les trouve dans le livre d'I. Smadja encore qu'elle-même la condamne (encore heureux)accusant simplement le SDA de servir de prétexte à l'assouvissement de nos fantasmes de meutres.
Chais pas, les citations du SdA fait par Smadja disent ce qu'il dise. On ne retrouve pas ce genre de chose dans a L'ouest pas de nouveau.
-3) "l'exaltation des valeurs guerrières, indispensable sur le front"
-a) ce n'est que pur réalisme ; je ne vois pas des généraux tenir un autre langage aux soldats qu'ils envoient à la bataille même s'ils prévoient pour les plus sceptiques des fusils pointés sur leur dos.
Je dirais cynisme. Pas necessaire d'aller par la pour etre un bon officier.
-b) faisant abstraction de la justification de la guerre, ce qui à mon avis est un autre débat, je persiste à croire que ceux qui se sont (ou ont été) sacrifiés méritent bien que leurs action soient glorifiées. Encore une fois merci à Apollinaire ou à V. Hugo !
bof si on glorifie les "heros" de jadis, c'est pour les vivants.
-c) les emprunts faits par les dictateurs ne sont qu'imposture, moi j'appelle çà aussi démagogie.Encore que pour certains on puisse y lire des accents de sincérité dû à leur extrème aveuglement.
Et comment on distingue les dictateurs des autres ? En tant de guerre c'est generalement l'union nationale. Le comportement des dirigeants politiques francais et des chefs militaires est assez gratine. De tout facon quand on appelle les gens a se faire masacrer de maniere lyrique, on pense toujours avoir raison. (A ce propos, Chrurchil ne promettait que du sang et des larmes).
-d) Ton choix pour illustrer ton propos c'est porté sur Staline; dans le contexte où nous nous situons (la guerre) je ne trouve pas ton choix très judicieux; je ne suis pas stalinienne et je suis convaincue qu'on doit reprocher beaucoup de choses au "petit père des Peuples", mais c'est quand même à ses ardeurs au combat que nous devons Stalingrad !
Beh justement, c'est dont les russes se souviennent: Staline vaincqueur de la guerre. Bon on oublie qu'il avait masacrer ses officier en 36 et juste avant la guerre, ignorer les avertissements d'attaques... Et si on ne parle que de Stalinegrad, "Vie et Destin" est assez eclairant. Non je crois pas qu'on puisse juger positif le role de staline durant WWII.
Quand je parle de cause embellie par la foi ou la desespérance, je pense par exemple à Spartacus ou à William Wallace qui inspirent bien (à mon avis) cette exaltattion des valeurs guerrières qu'on peut retrouver dans le SDA où les accents de sincérité ne peuvent être mis en doute, à des époques où capitaines ou rois étaient les premiers au combat.
Ca me parrait une vision romantique de la chose militaire (remarque ca colle bien avec le SdA justment).
Vinch'
Beh, "Comme le temps passe, ca fait pas non plus l'apologie de la guerre". Par ailleur Smadja ne parle pas de la guerre en general mais d'une vision romantique de l'heroisme individuel en temps de guerre.
En fait ce que je veux dire, on peut parceque c'est de maniere evidente pas tout noir dire que c'est de maniere evidente tout blanc.
Par ailleurs sur la citation, ca apporte tout de meme de l'eau au moulin de l'allegorie, non ?
CdC

