Comme CdC (que je rejoins d'ailleurs sur le cynisme des généraux et les horreurs sans nom perpétrées par Staline, la victoire de Stalingrad, honteusement exploitée par la propagande stalinienne, ayant effectivement servi de prestigieuse couverture pendant un demi-siècle), je trouve qu'A l'ouest rien de nouveau et Voyage au bout de la nuit proposent des visions de la guerre différentes de celle du SdA.
En revanche, ces différences, somme toute pas si grandes, et tout à fait légitimes s'agissant de livres aux propos et aux moyens différents, ne me paraissent aucunement justifier les accusations d'I. Smadja, qui se fait une spécialité de sortir les citations de leur contexte ou de mal les comprendre. Le courage que reconnait le SdA est celui du combat, mené presque sans espoir, dans la douleur et l'adversité. Je n'y vois aucune glorification, aucun romantisme. Le SdA n'est pas un livre qui me donne envie de me battre; c'est un livre qui me donne envie de détruire l'Anneau Unique. Je concéderai un point cependant, le petit jeu de Legolas et Gimli à Helm sur leur palmarès d'orcs tués est un passage qui m'irrite.

