D'abord, concernant l'épisode des "amis de la forêt", je ne trouve pas qu'il "en rajoute" lorsqu'il est censé le raconter, pas plus que les "amis" en question, d'ailleurs. Et je ne vois pas pourquoi il aurait dû en "rajouter" car, dans la vie d'un homme qui rêvait d'héroïsme, dans une guerre dont il fut l'un des théoriciens, sa seule heure de "gloire" fut une fuite, un moment où il s'est simplement "caché en attendant que çà passe" . Bof. Pas très héroïque ( et je n'ai pas dit que j'aurais fait mieux )mais cependant très humain, d'autant plus que ses compagnons de galère sont issus du camp "ennemi".
Ce qui me met mal à l'aise chez le personnage, que je ne considère pas pour autant comme un "méchant", c'est ce côté "faites ce que je dis mais pas ce que j'ai fait". Quand on est l'un des dirigeants, mêmes théoriques, d'une faction en guerre, j'estime que ( quel que soit le camp, les idées, la cause pour laquelle on se bat ) l'on est responsable de ce qui est commis. Si l'engagement et les écrits de Mazas ont entraîné des hommes dans la guerre, les ont fait tuer et peut-être mourir, il est responsable devant eux, devant leurs victimes aussi. Alors, une fois la guerre gagnée, ou il continue a défendre sa cause, ou il reconnaît qu'il s'est trompé, mais il n'a pas le droit de se draper dans une dignité de dilettante offensé. J'ai toujours pensé que la "tête qui pense" est plus responsable, plus coupable, que le "bras qui agit".

