07-07-2003, 13:21
A propos de la tête qui pense et du bras qui agit :
C’est pourquoi ce sont toujours les poètes qui gagnent la guerre et c’est pourquoi Sánchez Mazas – qui fut toujours aux côtés de José Antonio et sut depuis ce lieu privilégié ourdir cette violente poésie patriotique (combinant comme de rigueur sacrifice et jougs et flèches et cris) qui enflamma l’imagination de centaines de milliers de jeunes gens et finit par les envoyer à l’abattoir – s’avère plus responsable de la victoire des armées franquistes que toutes les ineptes manœuvres militaires de ce général du XIX° siècle que fut Francisco Franco.
Javier Cercas, Les soldats de Salamine, éditions Actes Sud, page 52.
Bon bouquin que je déguste petit à petit ;-)
Vinch'

