Je crois que nous disons la même chose en termes différents lorsque tu insistes sur l'aspect religieux attaché au mythe. Cela se rapproche de ma proposition précédente : "un mythe réclamerait qu'on y ait foi, alors que le conte et la légende réclament la créance secondaire". Au contraire, nous n'avons pas besoin de croire à la réalité objective des personnages d'un conte pour qu'il fonctionne.
Les morales que tu cites sont l'exemple même de l'applicabilité du conte, et s'il valent bien dans le monde secondaire du conte, de la fable, elles sont bien sûr à transposer dans notre monde primaire. Ce sont des illustrations. Mais je n'y vois pas là même chose que dans, par exemple, le mythe de la boîte de Pandore qui vise à expliquer l'origine des fléaux qui frappent l'humanité.
Les mots sont trompeurs et me semblent plus embrouiller qu'éclaircir notre domaine et cette différence que j'évoque. Est-il fait un usage plus précis des termes "mythe" et "légende" en critique littéraire ?
Beaucoup de débroussaillage à faire, là-dedans...
B.

