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Tolkien dans la Revue des deux mondes
#12
>>> Yep, tu peux me compter ;-)
>>> Je suis également intéressé par un exemplaire ;-)

Ok, c'est noté.

>>> Mais il faudrais en effet, je pense, préciser encore un peu ta pensée

Je vous la fait courte. Le seigneur des anneaux, c'est entendu, n'est pas une allégorie. Mais est-ce que ce ne serait pas une macro-parabole ? Une parabole sur plus de 1000 pages là où celles du Christ, reserrées, pourraient être qualifiées de "micro-paraboles" ?
Du coup, le livre en devient un artefact, pas, comme le dit piteusement Isabelle Smadja, parce qu'il repose sur la fascination du mal (j'y reviendrai), mais parce qu'il permet de lire en soi et que l'interprétation que l'on en donne en révèle plus sur sa personne que sur le livre, ce qui, en littérature, est une des caractéristiques du chef d'oeuvre.

Sur une bouse littéraire, tout le monde est assez vite d'accord. "En vérité je vous le dis, ceci est bien une bouse". Sur le Seigneur des anneaux...

Voici le plan, provisoire, de mon article.

1. Le Seigneur des anneaux est un chef d'oeuvre littéraire, une macro-parabole articulant l'imaginaire et le sacré.
2. Or, le chef d'oeuvre et le sacré méritent méritent attention, respect, scrupules et lecture.
3. Donc, le Sda les mérite aussi.

4. Cela fut-il toujours le cas ?
5. De Vincent Ferré à Irène Fernandez, de Smadja à Peter Jackson en passant par la presse, la BD et les sites Internet, heurs et malheurs de la lecture ou de la non-lecture de Tolkien.
6. Où en sommes-nous, en France, en décembre 2003 ? Ce que le film a changé. Ce qui a été fait, et ce qui reste à faire (et pourquoi pas, pour commencer, une nouvelle traduction).

7. Invite à découvrir le livre, de préférence en anglais.

Philippe

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