09-01-2004, 22:55
Salut Philippe,
Bon, je reprend ton projet à l'origine.
1. Le Seigneur des anneaux est un chef d'œuvre littéraire, une macro-parabole articulant l'imaginaire et le sacré.
2. Or, le chef d'œuvre et le sacré méritent attention, respect, scrupules et lecture.
3. Donc, le Sda les mérite aussi.
4. Cela fut-il toujours le cas ?
5. De Vincent Ferré à Irène Fernandez, de Smadja à Peter Jackson en passant par la presse, la BD et les sites Internet, heurs et malheurs de la lecture ou de la non-lecture de Tolkien.
6. Où en sommes-nous, en France, en décembre 2003 ? Ce que le film a changé. Ce qui a été fait, et ce qui reste à faire (et pourquoi pas, pour commencer, une nouvelle traduction).
7. Invite à découvrir le livre, de préférence en anglais.
Quelle est donc l'articulation entre Imaginaire et sacré ?
Tu dis que l'Imaginaire, c'est la pureté, ce que je suis prêt à comprendre, et que le Sacré c'est la miséricorde, ce que je saisis moins.
J'y ai donc réfléchi de mon côté, et en voici le fruit.
Le sacré peut se comprendre de deux manières différentes. C'est bien sûr au premier abord ce qui est du domaine du religieux, mais c'est aussi étymologiquement ce qui est séparé.
Le sacré se trouve évidemment beaucoup plus facilement dans le Silmarillion, mais en même temps c'est un piège car il s'y mêle trop d'éléments apparemment sacrés qui en fait ne le sont pas. C'est beaucoup plus fin et difficile, et donc porteur de sens, dans le SdA.
1-1 La Comté
Le premier lieu que nous rencontrons comme séparé, c'est la Comté. La question à poser est : est-ce la Comté qui est séparée du reste du monde (point de vue du monde) ou le monde qui est séparé de la Comté ? Comme Tolkien se place du point de vue du Hobbit (se prenant même pour un Hobbit et décrivant la comté comme l'Angleterre qu'il aimait), il apparaît que c'est en fait le reste du monde, avec ses forêts mystérieuses, ses combats entre puissants, ses hommes malveillants et ces hommes bienveillants (autre mystère que cette dualité), ses peuples, ses montagnes lointaines, ses aventures, finalement, qui apparaît comme séparé… sacré.
1-2 Tom Bombaldil
Cet être est selon moi (après réflexion) l'incarnation même du sacré dans le SdA Personne plus que lui ne vit en un lieu séparé du monde. Son univers est totalement séparé, à part, protégé. Pour y parvenir, les Hobbits sont égaré par un mauvaise forêt, et sauvés de la mort par l'arrivée providentielle (c'est à dire œuvre d'une autre volonté, Tom le souligne lui-même) de Tom. C'est après ce salut qu'ils peuvent entrer dans le royaume de Tom, partager sa joie, son insouciance… sa distance par rapport à l'anneau et à leur quête. Tout chez Tom respire le sacré ! Sa joie, son amour pour Baie d'Or, sa puissance contre les mauvaises forces de sa forêt, sa puissance de salut contre le monde des morts… Sosryko faisait un parallèle avec Melkisédech, je le retrouve à présent sous un abord différent : Tom est comme un prêtre dans son sanctuaire !
1-3 la Moria
La Moria est aussi ressentie comme un lieu sacré. En plus d'être là encore un monde " séparé " du reste du monde, dans lequel on entre par un mot du cœur (" ami "), c'est surtout le lieu où vont s'affronter deux puissances qui, elles, appartiennent bien au monde du sacré, et où va être révélé le lien sacré entre Gandalf et ce feu secret, dont on sait qu'il est l'Esprit Saint. Il suffit d'ailleurs à Gandalf de le mentionner pour être déjà vainqueur face au Balrog : son autorité suffit à arrêter le démon : " vous ne passerez pas ! ". Et le démon s'écroule dans les profondeurs de la terre. Mais il se serrait relevé, et il fallait donc que Gandalf achève cette dernière créature de puissance. Alors qu'il croit son rôle (facilement) terminé, le Balrog l'entraîne dans sa chute, dans un monde encore davantage séparé où le combat sacré va pouvoir s'achever, loin de tout regard profane. Gandalf l'ange y met toute sa puissance, et meurt d'épuisement, son corps réellement humain ne pouvant survivre à la puissance d'une toute autre nature qu'il y a déployée. Là encore, la sacré s'est exprimé.
1-4 Le chemin des morts
Nous avons là aussi un lieu séparé, mais c'est plutôt à cause de l'aspect légendaire que Tolkien lui donne, par le fait que le récit de ce passage n'est fait qu'après que tout soit réglé, par Legolas et Gimli, comme lors d'une pièce de théâtre. On peut néanmoins y voir un rôle sacré par l'intrusion d'un personnage qui, lui, est sacré : le Roi du Gondor. C'est lui en effet qui libère ces morts de leur malédiction, en les emmenant à sa suite, et leur offre donc le salut !
1-5 Valinor
Le lieu sacré par excellence, celui qui est à la fois séparé et religieux, le pays des Valar, de la lumière. C'est encore le lieu où ira Frodon (il va à Tol Eressaë, mais c'est pour contempler Valinor) pour être délivré de son tourment, mériter une mort plus paisible. C'est encore un lieu de salut, un lieu béni, de repos, encore une fois, un peu comme un sanctuaire, voire un lieu de retraite (spirituelle) où vont les héros qui ont bien souffert pour se préparer à entrer dans l'autre vie… un lieu de salut
Je découvre donc (pour le moment) que le sacré chez Tolkien est plutôt lié au salut !
(On pourrait même presque relier chacun de ces lieux à un sacrement (le monde = confirmation, Bombaldil = baptême, Moria = ordination, chemin des morts = réconciliation, Valinor = onction des malades))
2-1 Gandalf
Le premier personnage sacré, c'est évidemment Gandalf. Il vient du ciel et appartient au monde angélique. Ses réactions, ses réflexions, tout est là pour inspirer les sentiments qui feront surgir le salut des hommes : la pitié, la folie (ou plutôt l'abandon à " l'heure des petits "), le courage, la fermeté de cœur. Des valeurs bien religieuses.
Si l'on s'en tient à la Miséricorde, il est aussi celui qui fait preuve de la plus grande, et dont le rôle religieux s'affirme dans cette phrase :
[citation=T3, Chap. IV. LE SIEGE DE GONDOR, Page 111]"- Comme à votre accoutumée, mon seigneur, vous en pensez qu'au seul Gondor, dit Gandalf (à Dénéthor). Mais il est d'autres hommes, et d'autres vie, en des temps encore à venir. Et quant à moi, j'ai pitié même de ses esclaves.[/citation]
Gandalf a pitié des orques et des esclaves de Sauron, et c'est pourquoi il tient à ce que le salut soit réalisé en abattant Sauron, et non simplement en le confinant à l'impuissance comme le suggère Dénéthor (en ne détruisant pas l'anneau) Son œuvre de salut est universelle ! C'est par lui, éminemment, que le roman prend donc une dimension sacrée !
2-2 Tom Bombaldil
Nous n'y revenons pas.
2-3 Aragorn
Aragorn fait surgir le sacré dans le roman dès la phrase de Bilbon : " tout ce qui est or ne brille pas ". Derrière le rôdeur, nous savons donc qu'il y a un être plus glorieux, mais cette gloire, étant donnée que le récit du chemin des morts n'est raconté qu'après (et d'ailleurs juste après, ce qui ne me paraît pas une coïncidence. Le récit commence d'ailleurs dès la question de Pipin, au moment même où Aragorn vient aux maisons de guérisons) cette gloire donc ne se révèle que lorsqu'Aragorn guérit Faramir par ses mains de roi, en réponse au chant de la tradition :
[citation]" come athelas! come athelas! Life to the dying, In the king's hand lying"
(viens athelas, viens athelas ! Vie pour les mourants, dans la main du roi reposant)
[/citation]
Son rôle sacré est aussi révélé lorsqu'il défie Sauron au travers du palantir, imitant par là le combat (spirituel) de Gandalf contre le Balrog. Et Sauron a eu peur en voyant ce personnage se révéler soudain à lui.
On ne peut oublier non plus le récit de son sacre, après que Gandalf ait posé la couronne sur la tête d'Aragorn et l'ai béni :
[citation=T3 - L'intendant et le Roi, p 336]" Mais quand Aragorn se leva, tous ceux qui le voyaient le contemplèrent en silence, car il leur semblait qu'il leur était alors révélé pour la première fois. Grand comme tous les rois de la mer jadis, il dominait tout son entourage (…) la sagesse se montrait sur son front, et la force et la guérison étaient dans ses mains, et une lumière l'environnait. "[/citation]
Et il pardonne à ses ennemis, fait la paix avec eux, libère les esclaves de Sauron et leur donne des Terres. Si Aragorn n'apparaît pas ici comme un personnage sacré, il devient néanmoins une icône, un roi qui fait entrer le royaume de Dieu dans le monde !
2-4 Dénéthor
Dénéthor fait lui aussi surgir le sacré dans le SdA, mais par antithèse. Il est l'anti-sacré, le seigneur païen qui préfère se reposer sur sa science et sa sagesse (qui sont grandes) et non sur l'abandon de Gandalf à de plus petits que lui. Son choix paraît sensé, le personnage paraît grandiose, et il s'enfonce pourtant dans la folie, seul issue possible d'un choix enfermé sur lui-même. Il a voulu se faire maître de son propre salut, et s'est perdu ! Son choix accentue l'aspect sacré des autres personnages.
je vais dîner, et ja passe à la suite: l'imaginaire
Bon, je reprend ton projet à l'origine.
1. Le Seigneur des anneaux est un chef d'œuvre littéraire, une macro-parabole articulant l'imaginaire et le sacré.
2. Or, le chef d'œuvre et le sacré méritent attention, respect, scrupules et lecture.
3. Donc, le Sda les mérite aussi.
4. Cela fut-il toujours le cas ?
5. De Vincent Ferré à Irène Fernandez, de Smadja à Peter Jackson en passant par la presse, la BD et les sites Internet, heurs et malheurs de la lecture ou de la non-lecture de Tolkien.
6. Où en sommes-nous, en France, en décembre 2003 ? Ce que le film a changé. Ce qui a été fait, et ce qui reste à faire (et pourquoi pas, pour commencer, une nouvelle traduction).
7. Invite à découvrir le livre, de préférence en anglais.
Quelle est donc l'articulation entre Imaginaire et sacré ?
Tu dis que l'Imaginaire, c'est la pureté, ce que je suis prêt à comprendre, et que le Sacré c'est la miséricorde, ce que je saisis moins.
J'y ai donc réfléchi de mon côté, et en voici le fruit.
Le sacré peut se comprendre de deux manières différentes. C'est bien sûr au premier abord ce qui est du domaine du religieux, mais c'est aussi étymologiquement ce qui est séparé.
Le sacré se trouve évidemment beaucoup plus facilement dans le Silmarillion, mais en même temps c'est un piège car il s'y mêle trop d'éléments apparemment sacrés qui en fait ne le sont pas. C'est beaucoup plus fin et difficile, et donc porteur de sens, dans le SdA.
1- Les Lieux
1-1 La Comté
Le premier lieu que nous rencontrons comme séparé, c'est la Comté. La question à poser est : est-ce la Comté qui est séparée du reste du monde (point de vue du monde) ou le monde qui est séparé de la Comté ? Comme Tolkien se place du point de vue du Hobbit (se prenant même pour un Hobbit et décrivant la comté comme l'Angleterre qu'il aimait), il apparaît que c'est en fait le reste du monde, avec ses forêts mystérieuses, ses combats entre puissants, ses hommes malveillants et ces hommes bienveillants (autre mystère que cette dualité), ses peuples, ses montagnes lointaines, ses aventures, finalement, qui apparaît comme séparé… sacré.
1-2 Tom Bombaldil
Cet être est selon moi (après réflexion) l'incarnation même du sacré dans le SdA Personne plus que lui ne vit en un lieu séparé du monde. Son univers est totalement séparé, à part, protégé. Pour y parvenir, les Hobbits sont égaré par un mauvaise forêt, et sauvés de la mort par l'arrivée providentielle (c'est à dire œuvre d'une autre volonté, Tom le souligne lui-même) de Tom. C'est après ce salut qu'ils peuvent entrer dans le royaume de Tom, partager sa joie, son insouciance… sa distance par rapport à l'anneau et à leur quête. Tout chez Tom respire le sacré ! Sa joie, son amour pour Baie d'Or, sa puissance contre les mauvaises forces de sa forêt, sa puissance de salut contre le monde des morts… Sosryko faisait un parallèle avec Melkisédech, je le retrouve à présent sous un abord différent : Tom est comme un prêtre dans son sanctuaire !
1-3 la Moria
La Moria est aussi ressentie comme un lieu sacré. En plus d'être là encore un monde " séparé " du reste du monde, dans lequel on entre par un mot du cœur (" ami "), c'est surtout le lieu où vont s'affronter deux puissances qui, elles, appartiennent bien au monde du sacré, et où va être révélé le lien sacré entre Gandalf et ce feu secret, dont on sait qu'il est l'Esprit Saint. Il suffit d'ailleurs à Gandalf de le mentionner pour être déjà vainqueur face au Balrog : son autorité suffit à arrêter le démon : " vous ne passerez pas ! ". Et le démon s'écroule dans les profondeurs de la terre. Mais il se serrait relevé, et il fallait donc que Gandalf achève cette dernière créature de puissance. Alors qu'il croit son rôle (facilement) terminé, le Balrog l'entraîne dans sa chute, dans un monde encore davantage séparé où le combat sacré va pouvoir s'achever, loin de tout regard profane. Gandalf l'ange y met toute sa puissance, et meurt d'épuisement, son corps réellement humain ne pouvant survivre à la puissance d'une toute autre nature qu'il y a déployée. Là encore, la sacré s'est exprimé.
1-4 Le chemin des morts
Nous avons là aussi un lieu séparé, mais c'est plutôt à cause de l'aspect légendaire que Tolkien lui donne, par le fait que le récit de ce passage n'est fait qu'après que tout soit réglé, par Legolas et Gimli, comme lors d'une pièce de théâtre. On peut néanmoins y voir un rôle sacré par l'intrusion d'un personnage qui, lui, est sacré : le Roi du Gondor. C'est lui en effet qui libère ces morts de leur malédiction, en les emmenant à sa suite, et leur offre donc le salut !
1-5 Valinor
Le lieu sacré par excellence, celui qui est à la fois séparé et religieux, le pays des Valar, de la lumière. C'est encore le lieu où ira Frodon (il va à Tol Eressaë, mais c'est pour contempler Valinor) pour être délivré de son tourment, mériter une mort plus paisible. C'est encore un lieu de salut, un lieu béni, de repos, encore une fois, un peu comme un sanctuaire, voire un lieu de retraite (spirituelle) où vont les héros qui ont bien souffert pour se préparer à entrer dans l'autre vie… un lieu de salut
Je découvre donc (pour le moment) que le sacré chez Tolkien est plutôt lié au salut !
(On pourrait même presque relier chacun de ces lieux à un sacrement (le monde = confirmation, Bombaldil = baptême, Moria = ordination, chemin des morts = réconciliation, Valinor = onction des malades))
2- Les personnages
2-1 Gandalf
Le premier personnage sacré, c'est évidemment Gandalf. Il vient du ciel et appartient au monde angélique. Ses réactions, ses réflexions, tout est là pour inspirer les sentiments qui feront surgir le salut des hommes : la pitié, la folie (ou plutôt l'abandon à " l'heure des petits "), le courage, la fermeté de cœur. Des valeurs bien religieuses.
Si l'on s'en tient à la Miséricorde, il est aussi celui qui fait preuve de la plus grande, et dont le rôle religieux s'affirme dans cette phrase :
[citation=T3, Chap. IV. LE SIEGE DE GONDOR, Page 111]"- Comme à votre accoutumée, mon seigneur, vous en pensez qu'au seul Gondor, dit Gandalf (à Dénéthor). Mais il est d'autres hommes, et d'autres vie, en des temps encore à venir. Et quant à moi, j'ai pitié même de ses esclaves.[/citation]
Gandalf a pitié des orques et des esclaves de Sauron, et c'est pourquoi il tient à ce que le salut soit réalisé en abattant Sauron, et non simplement en le confinant à l'impuissance comme le suggère Dénéthor (en ne détruisant pas l'anneau) Son œuvre de salut est universelle ! C'est par lui, éminemment, que le roman prend donc une dimension sacrée !
2-2 Tom Bombaldil
Nous n'y revenons pas.
2-3 Aragorn
Aragorn fait surgir le sacré dans le roman dès la phrase de Bilbon : " tout ce qui est or ne brille pas ". Derrière le rôdeur, nous savons donc qu'il y a un être plus glorieux, mais cette gloire, étant donnée que le récit du chemin des morts n'est raconté qu'après (et d'ailleurs juste après, ce qui ne me paraît pas une coïncidence. Le récit commence d'ailleurs dès la question de Pipin, au moment même où Aragorn vient aux maisons de guérisons) cette gloire donc ne se révèle que lorsqu'Aragorn guérit Faramir par ses mains de roi, en réponse au chant de la tradition :
[citation]" come athelas! come athelas! Life to the dying, In the king's hand lying"
(viens athelas, viens athelas ! Vie pour les mourants, dans la main du roi reposant)
[/citation]
Son rôle sacré est aussi révélé lorsqu'il défie Sauron au travers du palantir, imitant par là le combat (spirituel) de Gandalf contre le Balrog. Et Sauron a eu peur en voyant ce personnage se révéler soudain à lui.
On ne peut oublier non plus le récit de son sacre, après que Gandalf ait posé la couronne sur la tête d'Aragorn et l'ai béni :
[citation=T3 - L'intendant et le Roi, p 336]" Mais quand Aragorn se leva, tous ceux qui le voyaient le contemplèrent en silence, car il leur semblait qu'il leur était alors révélé pour la première fois. Grand comme tous les rois de la mer jadis, il dominait tout son entourage (…) la sagesse se montrait sur son front, et la force et la guérison étaient dans ses mains, et une lumière l'environnait. "[/citation]
Et il pardonne à ses ennemis, fait la paix avec eux, libère les esclaves de Sauron et leur donne des Terres. Si Aragorn n'apparaît pas ici comme un personnage sacré, il devient néanmoins une icône, un roi qui fait entrer le royaume de Dieu dans le monde !
2-4 Dénéthor
Dénéthor fait lui aussi surgir le sacré dans le SdA, mais par antithèse. Il est l'anti-sacré, le seigneur païen qui préfère se reposer sur sa science et sa sagesse (qui sont grandes) et non sur l'abandon de Gandalf à de plus petits que lui. Son choix paraît sensé, le personnage paraît grandiose, et il s'enfonce pourtant dans la folie, seul issue possible d'un choix enfermé sur lui-même. Il a voulu se faire maître de son propre salut, et s'est perdu ! Son choix accentue l'aspect sacré des autres personnages.
je vais dîner, et ja passe à la suite: l'imaginaire

