j'ai lu l'article de Philippe dans la revue des deux mondes.
D'abord, je suis admiratif devant son sens de la formule.
Il parvient à résumer en quelques mots tout ce qu'il faut penser du film (en bien comme en mal), et introduit très bien son sujet.
Le thème de la pureté et de la miséricorde est très bien traité, mieux et plus simplement formulé qu'on a pu le faire ici, de même que l'excellente phrase sur l'antipathie de Tolkien pour l'allégorie, qui résume rès bien aussi le sujet ! (quoique selon moi, Tolkien soit plutôt flou en vérité sur la question de l'allégorie, mais cela demanderait à être étudié).
Vient ensuite la partie sur les sacrements. Je ne l'avais glissé dans le forum que parce qu'on m'avait demandé de déployer ce thème, et je me susi surpris à y découvrir plus de parrallèles que ce que je pensais d'abord. Mais je crois pour le coup que le sujet est mal ammené dans le sein de l'article. On parlait de la pureté et de l'imaginaire, de l'anti allégorisme de Tolkien, et vient celle des sacrements. J'en suis coupable, bien sûr, mais cela vient un peu mal.
Ceci dit on se rétabli rapidement, et on reprend le sujet, qui ne semble qu'une insertion dans un texte plus uni. Là encore, tu résumes très bien, Philippe, en quelques phrases, tout le développement (je regrette un peu que tu n'explique pas d'un mot de plus la réconciliation et l'onction des malades, mais il fallait faire vite je suppose.
je suis content que tu mentionnes aussi une part d'arbitraire dans cette vision. Je n'ai pas eu le temps (ou le courage) de 'matteler à une conclusion pour cette partie, mais j'y aurais dit que Tolkien n'avait probablement pas voulu consciemment glisser les 7 sacrements (6 d'ailleurs) dans son oeuvre. peut-être que oui (il est bien assez malin pour ça), mais peut-être pas.
Mais il reste que ces étapes essentielles de la vie chrétienne, vie divine, ne peuvent qu'avoir marqué son imagination, et le processus d'ennoblissement de ses personnages.
je ne sais pas si ce sont les sacrements que Tolkien a voulu inclure,mais il apparaît vraiment que ses personnages traversent des étapes équivalentes. C'est là qu'intervient un arbitraire (celui d'y voir les sacrements en bonne et due forme), alors qu'il ne pouvait y avoir qu'une inspiration de la vie chrétienne, recopiée sur les héros. La présence de thèmes chrétiens dans l'oeuvre suffisant alors à faire retrouver les sacrements comme je l'ai fait (ce que je ne considère donc pas comme une fumisterie), parce qu'ils sont bien là, obscurément.
Voilà, c'est une conclusion dans ce style que j'aurai fait si on m'y avait poussé. :-)
Sinon, j'aime beaucoup aussi l'idée d'un Sam qui est le vrai Roi du récit. C'est bien trouvé !
(et voilà donc la réponse à ton énigme du 20-11-2003) :-)
Et en passant, les autres articles ont l'air pasionnants aussi ! je découvre avec joie cette revue, et je pense que tu viens de gagner un adepte (comment on s'abonne ?)

